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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 15:26

Depuis quelques jours je suis à Salta, la plus grande ville du nord ouest Argentin.

Contrairement à Buenos Aires qui a des airs européens, cette ville est typiquement latino et son architecture de type espagnole ressemble plus à ce qu'on s'attend d'un pays d'Amérique latine. Un partie de la population a même des traits indigènes, certains étant des descendants des Incas.

L'inconvénient pour les touristes est que les gens y parlent très peu anglais. Je pratique donc beaucoup mon espagnol ces jours ci.

Cette région est surtout connue pour ses vins. La plupart des vins argentins sont produits dans cette vallée au micro climat enviable. Par exemple, ici aussi c'est le printemps comme partout en Amérique du Sud sauf qu'il y fait déjà de 25 à 28° le jour, que les arbres sont tous fleuris et qu'il y a même des oranges dans tous les parcs municipaux.

Salta c'est une ville de 500 000 habitants située aux pieds de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes au monde (7 000 km). Ce sont aussi les deuxième plus hautes montagnes au monde (après l'Himalaya) avec des sommets frôlant les 7 000 mètres.

C'est dans ces montagnes que vivaient les Incas il y a plus de 600 ans avant l'arrivée des Espagnols. Leur royaume s'étendait de la Colombie au Chili en passant par le Pérou, la Bolivie et l'Argentine.

J'ai eu l'occasion de visiter deux petits villages à plus de 3 000 mètres d'altitude et faisant face à des sommets de 6 000 mètres. Je n'ai jamais vu d'aussi beaux cactus de ma vie.

J'ai aussi eu l'occasion de m'initier à la culture Inca en visitant un musée à Salta où sont exposés des découvertes archéologiques stupéfiantes : des momies d'enfants congelés et conservés en parfait été depuis 500 ans.

On y explique que les sommets des montagnes étaient particulièrement significatif pour les Incas puisque c'était le plus court chemin pour rejoindre les dieux. Dans leur tradition ils faisaient des sacrifices humains d'enfants de hauts rangs en les enfouissant endormis aux sommets des montagnes avec toute une série d'objets précieux. Selon eux, ils ne mourraient pas mais veillaient sur le peuple avec les dieux de là haut. Dans les faits, ils mourraient congelés assez rapidement.

C'est un de ces sites de sacrifice qui a été découvert en 1999 au sommet d'une montagne de plus de 6 000 mètres près de Salta. On y a retrouvé les corps de trois enfants et comme les conditions de conservations sont idéales à cette hauteur, leurs corps et vêtements sont intacts dans les moindres détails, y compris leurs cheveux et leurs dents.

Ce sont les momies les mieux conservées au monde. Elles sont depuis conservées à -20° dans ce musée où on peut les visiter. C'est plutôt étonnant à voir car on dirait vraiment qu'ils sont encore vivants, ou plutôt congelés vivants. La photo ci-contre n'est pas idéale mais vous en aurez une meilleure idée ici.

Je me prépare donc à entreprendre la dernière étape de mon tour du monde en suivant la route des Andes. Je me rendrai en autobus cette nuit à La Quiaca, à la frontière de la Bolivie. Je devrai traverser la frontière à pied pour me rendre à la gare de Villazon et de là prendre un train pour Oruro. Ce train traversera le plus grand désert de sel au monde. D'Oruro, il ne me restera plus qu'à trouver un autobus pour La Paz où j'arriverai dans 48 heures.

Ensuite, il faudra que je me rende au lac Titicaca (hé oui, le fameux lac Titicaca), le traverser pour me rendre au Pérou et rejoindre Cuzco, le coeur de l'empire Inca. C'est près de là que se trouve le Macchu Picchu, que je visiterai bien sûr, avant de me rendre à Lima, ma destination finale.

Voilà donc le programme des prochaines semaines et tout ça à des altitudes d'environ 4 000 mètres, des hauteurs que je n'ai encore jamais atteint de ma vie.

Hasta luego et on se reparle de la Bolivie.

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 15:02

Je n’ai jamais vu les chutes du Niagara.

Après ce que je viens de voir, je n’aurai pas besoin de m’y rendre non plus.

Aujourd’hui j’ai visité les spectaculaires chutes d’Iguazù, à la triple frontière de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay. Ces chutes sont plus hautes et surtout beaucoup plus larges que celles du Niagara. En fait, c’est un ensemble de dizaines de chutes toutes plus impressionnante les unes que les autres.

Vous les avez peut-être même déjà vues si vous avez vu le film Mission, un film des années 80 mettant en vedette Robert DeNiro dans le rôle d’un jésuite en mission en Amérique du Sud. Probablement pas un si grand film puisque je me souviens peu de l’histoire mais je me souviens des images fabuleuses de ces chutes.

La petite ville de Puerto Iguazù où sont situées ces chutes est loin d’être contaminée par le tourisme malgré cette merveille à sa porte. C’est une petite ville plutôt sympathique du genre de Saint-Hyacinthe. Vraiment relax, belle ambiance et tranquille.

C’est loin par contre car pour s’y rendre j’ai dû faire 16 heures d’autobus depuis Buenos Aires. Les distances sont énormes ici en Argentine et les billets d’avion sont plutôt dispendieux. Par contre, je n’ai jamais connu autant de confort dans un autobus.

Vous avez le choix entre des autobus semi-cama, cama ou super-cama. J’ai choisi le super et c’est vraiment la première classe. Le banc se couche littéralement à 180° pour faire une couchette privée, comme les sièges de première classe en avion. Ils vous servent le souper et le petit déjeuner et vous pouvez même demander du champagne en écoutant un DVD avant de vous coucher. J’ai très bien dormi et le temps ne m’a pas paru long.

Il fait aussi plus chaud qu’à Buenos Aires ici puisqu’on est plus au... nord. Le printemps est plus avancé et les arbres y sont en fleur. La forêt est même plutôt tropicale et il fait déjà plus de 20°. Ça doit être encore plus chaud en plein… hiver.

Prochaine destination : Salta, près de la Cordillère des Andes.

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 09:09

Je vous ai déjà dit qu'ici c'est le printemps. En fait, ce n'est que le tout début du printemps. Les arbres sont plein de bourgeons mais pas encore en fleur. Il ne fait pas très chaud, à peine 13° aujourd'hui, mais avec un soleil resplendissant. Pour être tout à fait honnête, j'avoue qu'après tout ce temps passé dans le désert à 40° ça fait du bien un peu de fraîcheur.

Ça aura aussi le mérite de me préparer psychologiquement pour mon retour à Montréal et à l'automne que je devrai affronter de nouveau au retour
(sans oublier l'hiver ensuite).

C'est donc un temps idéal pour prendre de longues marches et pour découvrir Buenos Aires

Buenos Aires, dont le nom complet est "Santísima Trinidad y Puerto de Nuestra Señora Santa Maria del Buen Ayre" (Sainte Trinité et Port de Notre-Dame Sainte-Marie des Bons Vents) est une des plus grandes villes du monde et tout ce qu'il y a de plus moderne.
C'est une ville qui ressemble étrangement à Paris par moments, à New York par d'autres et à Montréal souvent.

Paris d'abord. Ça paraît que cette ville a été construite par des Européens. Dans le centre de la ville, c'est très "Hausmanien" comme urbanisme, tout comme à Paris. De larges avenues toutes droites avec des édifices d'environ 7 étages au style architectural imposant et d'un esthétisme recherché. On a vraiment l'impression d'être en Europe et non en Amérique latine.

New York c'est pour ses rues qui sont toutes à angle droit et c'est donc très facile de s'y retrouver. New York aussi pour son quartier des spectacles où j'habite qui a des airs de Broadway avec ses panneaux réclames géants de comédies musicales. Mon auberge est juste à côté du Fantôme de l'Opéra et en face d'un spectacle un peu plus olé-olé appelé Vedettissimo dont on ne peut rater l'affiche imposante de ma chambre.

Tout comme Montréal, c'est une ville qui n'a pas une si longue histoire que ça et qui ne possède pas tant de monuments. C'est par contre une ville très riche au plan culturel. C'est une ville où la musique est omniprésente dans ses rues, où on y mange très bien et où le vin (argentin) ne coûte rien. C'est une ville faite pour le plaisir des sens, donc une ville à vivre plutôt qu'à simplement visiter.

J'avoue que je m'y sens plutôt bien et que je la trouve assez sympathique cette ville.

Cette ville a trois passions : le futbol, la musique et, bien sûr, le tango qui nous envoûte littéralement.

Juste à côté du centre  de la ville il y a le quartier de San Telmo. C'est un peu le SoHo ou le Plateau du coin. 


C'est surtout le haut lieu du tango sur cette planète. San Telmo ne se visite pas vraiment, on ressent ses vibrations lorsqu'on y déambule parmi ses belles boutiques et ses oeuvres d'art. San Telmo se vit plus qu'il ne se visite. Il danse le tango surtout et diffuse de la très belle musique.

 

Au centre on retrouve quelques lieux plus historiques comme la célèbre Place de Mai juste en face de la Casa Rosada, palais présidentiel argentin.

C'est sur la Place de Mai que se tiennent toutes les manifestations publiques depuis la nuit des temps dont celle des très connues "Madres de Plaza de Mayo", ces mères au foulard blanc dont les enfants ont «disparu», assassinés sous la dictature militaire. Elles manifestent sur cette place depuis la fin des années 70 afin que les anciens dirigeants soient jugés et reconnus coupables d'environ 30 000 disparitions.

La Casa Rosada juste en face est très connue aussi pour son balcon d'où Evita, la célébrissime épouse du colonel Juan Perón, saluait et charmait le peuple Argentin alors sous la tutelle de son fasciste de mari. C'est un palais qui a hébergé plus que son lot de dictateurs au fil des ans et l'Argentine commence à peine à se remettre de cette période pénible de son histoire.

Il y a aussi d'autres beaux coins à voir à Buenos Aires comme les quartiers de Retiro et de Recoleta où sont concentrés les résidences luxueuses et des parcs magnifiques. C'est là entre autre qu'on retrouve la très visitée pierre tombale d'Evita.

Il n'y a pas que des beautés par contre dans cette mégapole de 12 millions d'habitants. Dès qu'on sort du centre et de ses beaux quartiers, il paraît que la vie y est des plus dure, encore aujourd'hui.

Malgré tout, Buenos Aires est une grande ville moderne, agréable à visiter et où je ne détesterais pas vivre un bout de temps si le hasard de la vie m'amenait à travailler ici. J'aime bien, d'autant plus que je réalise que je me débrouille mieux que je le pensais en espagnol. Avec un peu de pratique, je crois que j'y arriverais assez facilement.

Dès demain, je sors de la ville pour me diriger au nord, très exactement à la frontière de l'Argentine, du Brésil et du Paraguay. Je vous en reparle après avoir passé rien de moins que les 16 prochaines heures en autobus (autobus couchette, tout de même).

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 13:06

Moi qui n'ai connu que l'été depuis mon départ en janvier dernier - et parfois même le "plus que gros" été, avec plusieurs semaines au-dessus des 40° au moyen orient - voici que je découvre à retardement le printemps 2009.

Je suis arrivé sain et sauf à Buenos Aires après un très long vol de 13h30 depuis Francfort. À ça il faut rajouter l'heure et demie pour le vol Rome-Francfort... et l'attente aux aéroports... et 5 heures de décalage horaire par dessus le marché. J'étais donc épuisé lorsque j'ai posé le pied pour la première fois en Amérique du Sud hier soir... et il ne faisait que 12°.

Ce matin, après une bonne nuit de sommeil j'ai découvert le printemps.

Vous savez, ce genre de journée où il ne fait que 15° mais où on a l'impression qu'il en fait 30 après être enfin sorti de l'hiver. Le genre de soleil chaud qui vous fait fermer les yeux et pointer le visage vers celui-ci afin d'en faire le plein tellement il vous a manqué. Le genre de journée où les gens boivent leur premier café sur les terrasses qu'on vient de réinstaller sur les trottoirs. C'est aussi dans ce temps là
qu'on enlève son manteau pour s'étendre un peu sur l'herbe dans un parc public à l'heure du lunch.

C'est exactement ça Buenos Aires aujourd'hui, lundi le 17 août 2009.

Tout ça se produit au moment où Montréal qui a tant manqué de chaleur ces derniers temps est en pleine canicule. Comme celle que je vivais à Rome il y a quelques heures à peine. Le plus drôle c'est que j'ai croisé plusieurs Québécois à l'auberge ici alors que je n'en ai presque pas vu de tout mon voyage. Ils ont quitté les plus belles journées d'été de l'année pour venir remettre leur petite laine ici.

Cette belle journée de printemps argentin est par contre assombrie par une mauvaise nouvelle que j'ai reçu ce matin. Ma bonne maman a eu un malaise hier qui l'a forcé à se rendre à l'hôpital en ambulance. Il paraît que le pire a été évité et qu'elle s'en sortira bien. Pour l'instant, on la garde sous observation pour quelques jours. Je vous demande donc d'avoir une petite pensée pour ma maman afin qu'elle se remette sur pied rapidement. Prend bien soin de toi maman et profites-en pour te reposer.

Quant à moi, j'entreprend le dernier droit de mon voyage. Maintenant que j'ai fait le tour du globe et foulé tous ses continents, il ne me restera plus qu'à remonter vers le nord pour boucler la boucle. Mais j'ai bien l'intention de visiter un peu l'Argentine et le Pérou avant de rentrer à la maison, d'ici un mois environ.

Hasta luego.

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moiFaire le tour du monde en sac à dos à 50 ans, c'est possible. Conseils, anecdotes et autres souvenirs de ce long voyage autour du monde réalisé en 2009 et des autres voyages qui ont suivi.

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