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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 07:34
Jamais deux sans trois.

J'étais (encore) debout au petit matin hier pour aller admirer les sommets de l'Himalaya au lever du soleil. C'est la troisième fois de ce voyage que je me lève avant le soleil. Je vais finir par en prendre l'habitude. :)



J'étais donc à Pokhara, dans l'ouest du Népal et cette fois, ça a vraiment valu la peine que je me lève tôt. Je vous disais que je n'avais rien vu a Nagarkot à cause des nuages. Depuis mon arrivée à Pokhara, c'était la même histoire : toujours nuageux et pas moyen de voir les sommets enneigés même si on sait qu'ils sont juste là.

Imaginez, vous vous trouvez dans une vallée entourée de montagnes de 2 000 a 3 000 mètres et ce sur le bord d'un lac. L'endroit est vraiment relaxant après avoir connu Katmandou et l'air y est beaucoup plus respirable.

Donc, de votre hôtel ou d'ailleurs en ville vous appercevez partout ces belles montagnes vertes environnantes. Au dessus de ces montagnes c'est plein de nuages et vous vous imaginez que c'est le ciel derrière ces nuages.

Erreur. Car dès que les nuages s'éloignent un peu, vous voyez soudain apparaître, au dessus de ces montagnes vertes, des sommets rocailleux et enneigés de 7 000 et 8 000 mètres. Elles sont vraiment gigantesques ces montagnes et elles semblent tout près tellement elles en imposent sur les autres "petites" montagnes autour.

Au début, vous n'êtes pas certain de bien voir. Car, coïncidence, le roc et la neige de ces sommets est de la même teinte que les nuages sur un ciel bleu. Vous croyez donc que c'est votre imagination qui vous joue des tours et que vous croyez voir des formes de montagne dans les nuages.  

Puis ça se précise et c'est là que ça devient surréaliste. On dirait que quelqu'un s'amuse a peindre une toile gigantesque dans le ciel en jouant avec la palette de couleurs des nuages. Ces montagnes sont tellement disproportionnées par rapport aux autres que ça ajoute à l'effet surréaliste. Vous vous dîtes que non... ça ne peut pas être ça... c'est bien trop gros et trop haut.

  Hé bien, si. C'est bien ça. Ce sont quelques uns des sommets les plus hauts de la planète qui forment une deuxième couche de montagnes au dessus des montagnes vertes, mais des montagnes enneigées cette fois.
De mon hôtel j'appercevais (par temps clair bien sur, ce qui n'est pas arrivé souvent) trois des 14 sommet de plus de 8 000 mètres qui dominent la planète.

Hier matin donc, au lever du soleil, j'ai voulu aller admirer ce spectacle du haut d'une de ces "petites" montagnes de 2 000 mètres. Ce n'était pas dégagé à 100% mais ça en a vraiment valu la peine.

Quelle ..................... (je ne sais plus quel qualificatif utiliser devant tant de grandiosité). On en reste la bouche bée. C'est vraiment dans une catégorie à part.

J'ai vu le mont St-Hilaire, j'ai vu le mont Sainte-Anne, j'ai vu les Rocheuses ainsi que les immenses sommets du Yukon, j'ai vu les Alpes (autant les européennes que les néo-zélandaises) et maintenant, mes yeux ont vu l'Himalaya.

Par la suite, pour me remettre de mes émotions, je me suis tapé un petit 10 kilomètres de trekking dans les montagnes autour en passant parmi quelques minuscules villages népalais juchés à flanc de montagne.  Tout le long du chemin on continuait d'admirer la chaîne de l'Himalaya. C'était vraiment génial.  

Je suis vraiment chanceux de pouvoir admirer autant de merveilles.

Il faut que je vous laisse maintenant car j'ai un petit problème urgent de visa a régler dont je vous reparlerai demain.

Namaste encore une fois et soyez sages.

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 08:20
Bonne nouvelle!

Les autorités népalaises ont annoncé que les coupures d'électricité ne seront plus que de 8 heures par jour à compter d'aujourd'hui et ce en deux périodes de 4 heures chacunes à tous les jours.

C'était 12 heures de coupure depuis le week-end et 16 heures lorsque je suis arrivé.

Ça s'améliore graduellement.

Bonne journée
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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 05:48
Je vous disais dans mon dernier article que je perdais tous mes repères au Népal. J'avais oublié celui-ci : Ici nous ne sommes pas le 17 mai 2009 mais bien le 3 jestha 2066. Il s'agit, vous l'avez peut-être deviné, de la date du calendrier népalais qui est différente de celle de notre calendrier grégorien.

C'est un calendrier solaire, appelé calendrier Bikram Sambat, établi par l'empereur Vikramaditya il y a plus de 2000 ans et basé sur la tradition hindoue (merci Wikipédia).

C'est le calendrier officiel du Népal (et seulement du Népal, à ne pas confondre avec le calendrier lunaire islamiste) et l'année 2066 a débutée le 14 avril dernier.

Exceptionnellement, l'année 2066 ne comptera que 11 mois suite à une récente décision du nouveau gouvernement Maoïste et ce après avoir consulté les astrologues et personnalités religieuses du pays.

Pas toujours facile de s'y retrouver je vous dit.

En ce joli mois de jestha j'ai donc décidé d'aller prendre un peu d'air frais à la campagne.

J'en ai profité pour visiter deux sites historiques classés au patrimoine mondial de l'Unesco en chemin. Il faut savoir qu'à l'époque, Katmandou (appelée alors Kantipur) n'était qu'un des trois royaumes du coin. Il y avait un palais royal à Patan (ou Lalitpur) et un autre à Bhaktapur. Les trois royaumes se retrouvent dans la vallée de Katmandou dans un rayon d'environ 30 kilomètres.
  Ces places royales (durbar) datant d'aussi loin que le 12e siècles sont magnifiques à visiter.

Les villages médiévaux qui les entourent aussi.

Par la suite, je me suis rendu à Nagarkot où j'ai passé la nuit dans une charmante petite auberge au sommet d'une montagne de 2 200 mètres. Le Mont Tremblant s'élève à 968 mètres si vous voulez comparer. L'air y était bon à humer et il y régnait un silence incroyable, toutes des choses qui n'existent pas à Katmandou. J'ai très bien dormi dans ces conditions.

Ce voyage a décidément une drôle d'influence sur mon comportement : Ce matin je me suis levé aux aurores afin d'admirer le lever du soleil sur les montagnes de l'Himalaya. C'est la deuxième fois depuis le début de ce voyage que je me lève avant l'aube. La dernière fois que j'ai vu le soleil se lever avant ce voyage c'était à l'époque où je me couchais très tard (ou très tôt, c'est selon).

Nagarkot est à moins de 100 kilomètres de la frontière avec le Tibet et par temps clair, on y voit très bien les sommets de la chaîne de l'Himalaya, dont le célèbre Mont Everest qui culmine à plus de 8000 mètres.

Malheureusement pour moi c'était plutôt nuageux autant hier que ce matin. Il faut dire que j'arrive à la fin de la saison touristique et au début de la saison des pluies. Il pleut même abondamment à tous les jours depuis mon arrivée, environ une heure par jour. La bonne nouvelle c'est que maintenant que les réserves d'eau commenent à augmenter, les coupures d'électricité ne seront plus que de 12 heures par jour au lieu de 16 à compter de demain.

Je n'ai donc pas vu grand chose mais c'était malgré tout grandiose de me trouver à cet endroit et d'y voir le soleil se lever au dessus des nuages.
 

  Le retour a été un peu plus pénible par contre puisque nous nous sommes ramassé dans un embouteillage monstre en rentrant à Katmandou.
Le parti Maoïste, après avoir fait régner la terreur dans ce pays durant plusieurs années a réussi à prendre le pouvoir et à mettre à la retraite le roi du Népal il y a seulement un an de ça. Le premier ministre vient de démissionner il y a quelques semaines à peine après avoir vainement tenté de mettre à la porte le chef des armées. Ce parti organisait donc une manifestation qui a attiré 300 000 personnes dans les rues de Katmandou aujourd'hui. Je n'ai pas osé aller m'y pointer pour prendre des photos entre les manifestants et l'armée. Je me contenterai d'écouter ça aux nouvelles.

Demain je pars pour Pokhara dans l'ouest du pays et il paraît qu'on y appercoit encore mieux les pics de l'Himalaya, mais cette fois on y voit la chaîne dans la région de l'Annapurna. C'est d'ailleurs de là que partent la plupart des treks népalais. Si vous êtes sages, je vous montrerai des photos au retour.

Namaste
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 07:26
L'idée qu'on se fait généralement du Népal est souvent celle d'une expérience mystique. Si se sentir déconnecté du reste du monde et perdre tous ses repères est mystique, alors je suis en plein dedans.

Déconnecté du reste du monde, je le suis tout d'abord de façon concrète et réelle au quotidien.

Par la distance premièrement. Je suis à l'autre bout de mon monde, coincé entre l'Inde et la Chine au pieds de l'Himalaya. C'est loin en titi comme dirait l'autre.

Déconnecté par les pannes d'électricité généralisées ensuite. Essayez de vivre sans électricité, ni téléphone, ni internet durant plusieurs jours. Impossible de communiquer avec qui que ce soit sauf les gens autour de nous.
Il n'y a pas eu d'électricité à Katmandou durant 48 heures et c'est revenu seulement à 22h45 hier soir.
Et lorsqu'il y a du courant, internet est d'une lenteur exaspérante... ça c'est quand ça fonctionne.

Deux ou trois soirées complètes dans le noir et tout d'un coup on se sent bien loin du reste du monde.
 

Déconnecté surtout par la perte de mes repères. Rien ici n'est comparable à ma vie habituelle : la langue, la nourriture, l'habillement, l'hygiène, l'aménagement urbain, la circulation, la poussière, la météo, la religion, l'histoire, les rapports entre les gens... et j'en passe.

Au début, tout ça est exotique, à la fois un peu amusant et un peu dérangeant. Mais la nature humaine étant ce qu'elle est, on finit par s'adapter à ces nouvelles conditions assez rapidement tout de même.
  Je suis même étonné de commencer à trouver que ça sent bon dans cette ville grâce aux odeurs de nourriture, d'épices et d'encens qui flottent un peu partout dans Katmandou.

Lorsque je marche dans ces rues moyenâgeuses, parmi ces gens si différents de moi, vivant dans des conditions si différentes des miennes et que je commence à trouver ça normal d'être parmi eux, j'ai soudain un malaise. Je crains même un peu de trouver ça difficille de retrouver mes repères au retour tellement je vis déconnecté de ce qu'a été ma vie jusqu'à maintenant.

Dans cet état d'esprit, j'ai un peu de difficulté à vous raconter ce que je vois comme une simple chronique touristique. Ça vient tellement me chercher loin que je me demande parfois si je suis bel et bien là, si c'est bel et bien moi derrière ces yeux qui voient ces choses là. Je vais tout de même essayer de vous raconter ça le plus simplement possible mais je crains de ne pas pouvoir bien illustrer le fonds de ma pensée. Allons y tout de même.

Par exemple, cet après-midi j'avais à mon agenda de visiter deux sites classés au patrimoine mondial de l'Unesco dans la vallée près de Katmandou. Je me rend donc à quelques coins de rue de mon guesthouse, trouvant ça tout à fait normal de marcher en gougounes dans la rue boueuse (c'est le début de la saison des pluies ici), au travers des passants, des klaxons et de la circulation anarchique. Tout ça pour trouver un taxi. Je négocie le prix pour 200 roupies et j'embarque dans une boîte à savon finie, me rappelant ma Toyota Corolla 1971 toute rouillée et dont on voyait la rue au travers du plancher. Commence alors une course ridiculle dans un labyrinthe de rues si étroites qu'on se demande comment c'est possible d'y circuler, surtout à cette vitesse.

J'arrive donc à Pashupatinath, temple hindouiste le long de la rivière sacrée Bagmati et qui a pour particularité d'être le lieu où les gens vont incinérer leurs morts. Il y a des dizaines de promontoires le long de la rivière, des "ghats" et c'est sur ces ghats que s'effectue la crémation. La famille arrive avec le corps du défunt sur un brancard de bambou qu'ils ont fabriqué pour l'occasion et qu'ils pont trimballé dans la ville pour arriver là. Le défunt est tout coloré, fleuri et enguiralndé et la première étape consiste à jeter ces fleurs à la rivière. On dépose ensuite le corps sur un bûcher (liitérallement des bûches de bois empilées pour former un lit funéraire) et on recouvre le corps de paille.
  La tâche revient au fils ainé de mettre le feu au corps de son parent et ça brûle comme ça durant 3 heures. Finalement, les cendres sont poussées dans la rivière sacrée pour faire place à une autre cérémonie de crémation.
J'ai dû en voir une bonne dizaine en l'espace d'une heure ou deux.

Et moi je suis là à regarder ça, dans un temple religieux vieux de plus de mille ans, entouré de singes et de sâdhus.
Ce sont de saints hommes maquillés comme des clowns, qui en sont rendu à leur dernière réincarnation et qui ont le droit de fumer du pot pour mieux méditer à temps plein.  
J'essaie de comprendre et de trouver ça normal.
  Par la suite, je pars à pied dans la montagne et je marche une heure au travers de la campagne et d'un village pour rejoindre Bondhnath, là où est construit l'un des plus grands stupa du monde.
Il paraît même que ce temple contiendrait des reliques du vrai Bouddha décédé il y a environ 2 500 ans mais personne ne peut le prouver.

Bref, en marchant dans ces rues, en voyant tous ces gens qui me dévisagent et en réalisant que tout ça ne pouvait pas être normal pour moi, je me suis senti tellement déconnecté de ma réalité une fois de plus.

Rendu sur place, un professeur d'université Népalais, qui a eu l'occasion de voyager un peu dans le monde et qui édite maintenant un magazine plutôt sérieux sur l'avancement de la condition népalaise et des droits de l'homme, veut tout savoir de moi pour en faire un article. Il ne comprend pas qu'un type comme moi puisse partir sans sa famille aussi longtemps, sans travailler et trouver que ça ne coûte pas cher vivre ici. Il cherche un sens à ce que je fais pour le partager avec ses lecteurs.Il veut savoir ce que je pense de la paix et comment y arriver. Je lui promet de lui faire parvenir une photo pour son article et lui offre de partager mon taxi pour retourner à Katmandou sous la pluie battante. Rendue à mon guesthouse, je sens l'émerveillement dans ses yeux de se trouver devant un si bel endroit pour lui. Je remarque ses vêtements usés et ses dents finies. Je réalise qu'il est à peine un peu plus vieux que moi et qu'il est un érudit. C'est ce que j'aurais peut-être l'air si j'étais né ici. Nous nous sommes salué avec des namaste.

Je ne sais pas si vous voyez ce que j'essaie d'illustrer. D'un côté, je me sens tellement déconnecté de tout ce que je connais et de l'autre, je suis au Népal comme un poisson dans l'eau. Comme si c'était normal tout ça.

Je sais, c'était un peu comme ça dans plusieurs autres pays étrangers que j'ai visité jusqu'à maintenant mais, pour une raison que j'ignore, il y a quelque chose qui vient me chercher plus qu'ailleurs au Népal et c'est ce que j'ai essayé de partager avec vous.

Il n'y a d'ailleurs pas que le mysticisme au Népal, il y a surtout des paysages uniques au monde. Les gens se déplacent du monde entier surtout pour y faire un peu de trekking dans ces montagnes. N'étant pas bien équipé pour ça, j'ai abandonné cette idée. Mais ça ne m'empêchera pas d'aller coucher au sommet d'une montagne demain soir afin d'appercevoir la chaîne de l'Himalaya au lever du soleil.

Namaste

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 09:28
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de ma maman.

Je veux l'appeler pour lui souhaiter Bonne fête mais comme il manque tout le temps d'électricité ici à Katmandou (ça peut aller jusqu'à 18 heures de panne certains jours) et qu'entre deux pannes, la connexion internent est pas très forte, bref je ne peux pas l'appeler avec Skype.

Je lui ai donc préparé ce petit message personnel. Ça s'adresse juste à ma bonne maman et les autres, pas le droit d'écouter. C'est personnel, bon.

Cliques sur le triangle en plein milieu et ça devrait marcher tout seul.



Bonne fête, maman. On se reverra bientôt.

Je t'embrasse.

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 06:52
Ici au Népal on se salue avec les mains jointes en dessous du nez en inclinant la tête vers l’avant en signe de respect et en disant namaste à tout le monde tout le temps. Ça veut dire bonjour, bonsoir, au revoir et parfois même merci. Littéralement, ça veut dire “Je salue le divin en vous”.

Salut donc ma gang de divins.

  Me voici rendu dans la mythique cité de Katmandou au Népal.

C’est difficile de vous parler de Katmandou car ça dépend tellement de la façon dont on veut bien la regarder.

Au départ, c’est difficile de vous en parler point car il manque d’électricité de 12 à 18 heures par jour ici. Étonnamment, j’ai 89 postes de télé dans ma chambre mais il m’est presque impossible d’en profiter. Je prend donc une chance entre deux pannes de taper cet article en souhaitant avoir le temps de le terminer à temps.

Je disais donc que, Katmandou, ça dépend... On peut bien sûr se conenter de ne regarder que d’un côté, celui où on voit une ville très très pauvre (parmi les 10 pays le plus pauvre de la planète, rien de moins). Une ville insalubre et même répugnante par moment. En comparaison, Phnom Penh est une ville opulente et hygiénique et la circulation de Saigon semble civilisée.

D’un autre côté, c’est un coin du monde tellement riche en histoire et en culture orientale que le dépaysement y est garanti. De plus, les gens sont d’une gentillesse incroyable, toujours souriants et il n’y a rien de menaçant dans leur attitude.

On s’y sent plutôt en sécurité malgré la foule compacte et bruyante qui nous submerge dans ces labyrinthes poussiéreux.
 

J'ai donc décidé de mettre plus de vidéos que d'habitude afin que vous vous fassiez votre propre opinion à partir de ces images prises sur le vif.

Le moindre qu’on puisse dire par contre c’est que c’est très couloré, et ce dans tous les sens du terme.

Tout d’abord, c’était déjà très couloré dans l’avion de Thai Airlines qui nous a mené de Bangkok à Katmandou. Je vous ai déjà parlé du service exemplaire de Singapore Airlines, hé bien je viens de trouver aussi bien avec Thai.
  Faut dire qu’il y avait plus d’employés que de voyageurs à bord de l’avion. Quel service mes amis. C’était mon premier vol avec eux et il m’en reste encore quatre autres à faire avec cette compagnie.

Les formalités d’entrée au Népal sont assez coulorées elles aussi. Je vous cite un extrait de ce qu’il est permis d’emmener avec nous au Népal :
 une paire de jumelles;
 une caméra photo et une caméra vidéo;
 un walkman ou son équivalent et 10 cassettes;
 des vêtements d’usage quotidien;
 un “perambulator” ??? et un tricycle;
 une bicyclette;
 une montre;
 un téléphone cellulaire;
 et des instruments de musique pour les bands professionnels.

C’est tout. Ils ne nous demandent pas si on a visité une ferme au cours des derniers jours, eux.

Le drapeau du Népal est plutôt couloré lui aussi.

C’est probablement le drapeau le plus bizarre de la planète.

 

Il n’y a pas que son drapeau de bizarre mais aussi son heure. Il y a exactement 9h45 de décalage entre Montréal et ici alors qu’il n’y a que 9h30 en Inde juste à côté. Il paraît qu’ils ne voulaient pas avoir la même heure que l’Inde.

Couloré aussi est l'histoire de sa royauté. En juin 2001, le prince héritier, pris de boisson, a tué 9 membres de la famille royale dont son père, le roi, et sa mère parce que ces derniers s'opposaient à son marriage avec une belle aristocrate. Devenant roi par le fait même, il est mort deux jours plus tard après avoir retourné l'arme contre lui. Il n'y a plus de roi depuis seulement 1 an au Népal.

  Le Népal est très couloré par l’hidouisme, religion d’état pratiquée par 80% de sa population. Il n’y a pas un coin de rue qui ne nous le rappelle et certains le manifestent d’une façon qui ne laisse aucun doute sur leurs croyances.

Petite anecdote : je suis arrivé ici le jour de l’anniversaire de Bouddha. Il a eu 2574 ans hier. Vous ne le savez peut-être pas mais Bouddha, de son vrai nom Siddharta Gautama, est né ici-même à Lumbini au sud du Népal.

Quand j’ai vu ça “live” à la télé, la procession pour la fête de Bouddha, je me suis dépêché de m’y rendre mais c’était terminé. Voici ce qu’il en restait.  

Katmandou, tout le monde le sait, était le haut lieu de pèlerinage des hippies de ce monde dans les années 70. Il paraît même que certains y “entendaient des couleurs” sous l’effet de substances indigènes aux particularités coulorantes.

Aujourd’hui, Freak Street (comme ils l’ont rebaptisé à l’époque) est devenue une rue de cafés équitable et de sandwiches bio. Je partage avec vous une minute de mon lunch sur Freak Street.  

Juste après ce lunch je suis allé me faire couper les cheveux. Pas d’électricité, pas d’eau courante, que les mains expertes d’un vieux coiffeur népalais, un métier universel et un des plus vieux du monde soit dit en passant. Que ses ciseaux et ses peignes. Une heure de traitement royal incluant un massage de tête, du cou, des épaules et des deux bras qu’aucun coiffeur ne m’avait fait à ce jour. Tout ça pour 100 roupies, soit un gros $1,50. J’aime bien Yves mon coiffeur mais il a encore des croûtes à manger pour égaler ce niveau de service. :)

Katmandou est finalement couloré par la faune qui envahit ses rues. Il n’y a pas que des Népalais souriants et des moines coulorés mais aussi plein de soldats lourdement armés, des vaches sacrées (vous êtes passible de deux ans de prison si vous tuez une vache ici) ainsi que de nombreux singes qui vivent en liberté au coeur de la ville.

Couloré, je vous dit. Dépaysant, assurément. Fascinant, sans aucun doute. Mais pas fait pour tout le monde, ça j’en suis convaincu.

En fait, le touriste moyen qui débarque ici c'est pour faire un trek dans les montagnes dans 80% des cas. Je vous avoue que ce n'était pas mon intention mais... Est-ce que je me laisserai tenter par l’aventure? J’y réfléchis encore quelques jours.

Namaste.

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moiFaire le tour du monde en sac à dos à 50 ans, c'est possible. Conseils, anecdotes et autres souvenirs de ce long voyage autour du monde réalisé en 2009 et des autres voyages qui ont suivi.

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