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Voici le carnet d'un très long voyage que je m'apprête à faire en 2009. Mon objectif : voir des merveilles, rencontrer des gens incroyables, faire des découvertes, me ressourcer ... bref, prendre un break et en profiter pour faire le tour du monde!

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Hallucinante Phnom Penh

Interdictions.jpg

 

Je terminais mon dernier article en disant que je m'attendais à ce que ce soit plus rock'n roll à Phnom Penh.

 

C'est effectivement la plus intense des villes asiatiques que j'ai vu jusqu'à maintenant.

 

 

Tout d'abord, la journée a débutée par un agréable tour de tuk tuk m'amenant à l'autobus pour Phnom Penh. Voici une brève vidéo qui vous donnera un apperçu du trajet au sortir de mon hôtel à Siem Reap.




Ensuite, il faut se taper six heures d'autobus pour faire moins de 300 kilomètres. Durant le trajet nous avons eu droit à du karaoké cambodgien. Il y a beau y avoir le texte qui défile à l'écran mais comme c'est écrit en alphabet khmer, j'avoue que j'avais un peu de difficulté à suivre. Ça a duré comme ça durant six heures, alors qu'il n'y avait pratiquement que des touristes occidentaux dans cet autobus. C'est sans parler du chauffeur qui ne cessait pas de klaxonner à chaque fois qu'il y avait une moto dans la rue. Et comme il n'y a que ça des motos dans la rue au Cambodge, on a eu aussi droit à un concert continu de klaxon durant ces six heures.

 

Je n'étais donc pas fâché d'arriver à Phnom Penh.

 

Éléphant.jpgPremier constat : tout est amplifié dans cette grande ville. La chaleur, la circulation, le bruit, la poillution, les odeurs et la solliciation qui bat ici tous les records. C'en est même hallucinant à certains égards si on débarque ici sans préparation. Heureusement que j'ai déjà un mois et demie d'Asie derrière la cravate...

 

En fait, si vous n'avez jamais mis les pieds en Asie, je ne vous conseille pas de commencer par Phnom Penh. À moins de vouloir être complètement déstabilisé. Vous devez avoir une certaine carapace et trouver qu'un certain nombre de choses extraordinaires deviennent d'une banalité quotidienne pour pleinement l'apprécier.

 

Par exemple, pour être bien ici il faut trouver ça tout à fait normal :

  • qu'il fasse toujours entre 35 et 40° le jour et 30° la nuit;
  • de répéter dix mille fois par jour "No, thank you, not now" avec le sourire fendu jusqu'aux oreilles;
  • d'ignorer les remarques (probablement) désobligeantes en Khmer car eux aussi entendent "No thank you" dix mille fois par jour et deviennent exaspérés de ces riches westerners qui leur refusent une course à $1 ou $2;
  • de traverser la rue au milieu d'une circulation incessante, composée surtout de motos et de tuk tuks. Le secret c'est de prendre une grande respiration et de traverser lentement, sans regarder et sans s'arrêter. Ce sont les motos et les tuk tuks qui vont vous éviter et non le contraire. Si vous vous arrêter pour les éviter, c'est là qu'ils vous rentrent dedans. On sent parfois les pneus de motos nous frôler les orteils mais jamais personne ne vous touchera (à moins d'être complètement saoul, ce qui peut arriver le soir mais ils sont faciles à reconnaître - ils roulent les lumières éteintes). Il faut juste faire un peu plus attention avec les autos, mais comme il y en a moins;
  • parlant de circulation justement, de voir la façon dont ils s'y prennent pour tourner à gauche sans ralentir : Premièrement, 200 mètres avant de tourner ils vont se ranger dans la voie de gauche, faisant face aux autos qui arrivent en sens contraire et leur coupant la route. Rendu à l'intersection, ils vont tourner à gauche mais dans la voie de gauche, faisant encore face à la circulation qui arrive en sens contraire. Par la suite, lorsque c'est prudent de le faire, ils se rangeront sagement dans la voie de droite, là où ils auraient toujours dû être depuis le début. De toute beauté à les voir aller;
  • de négocier, car tout se négocie ici ou presque, les prix étant rarement affichés;
  • de voir des petits lézards se promener sur les murs, même dans les endroits les plus chics et les plus propres;
  • de voir des enfants nus habiter dans la rue et ce même tout près des hôtels les plus luxueux. Des familles complètes habitent sur le trottoir, couchant dans une charette ou sur un simple matelas, s'abritant sous un filet anti-moustiques et ayant parfois une télé. J'ai même vu une vieille femme complètement nue dans un parc, pas très loin du coin des ambassades, d'une saleté incroyable et ressemblant plus à un animal sauvage qu'à un être humain. Le pire, c'est que personne autour n'y prêtait attention;
  • de marcher dans la rue car les trottoirs, il faut oublier ça. Ils servent pour les autos, les motos, les tuk tuks, les hamacs, les restos improvisés, les abris de fortunes, bref à tout sauf aux piétons. C'est plus facile de marcher carrément dans la circulation de la rue;
  • sur ces mêmes trottoirs, de voir apparaître quelqu'un tirant une charette dans laquelle il y a une table, des chaises, une glacière, un four à bois et de la nourriture. Un resto vient d'apparaître et il disparaïtra quand il n'y aura plus rien à vendre. Il y a toujours des clients, la moitié de la population nourissant l'autre moitié en Asie;
  • de voir (et de sentir) des ordures partout sur le bord des rues. La règle ici est qu'on peut jeter n'importe quoi n'importe où et que des camions passent la nuit pour ramasser les sacs d'ordures. Mais comme les sacs ont été déchiquetés soit par des mendiants ou encore par les nombreux rats qui y grouillent constamment, disons que la moitié des ordures reste au sol où ça fermente joyeusement à cette température;
  • de voir des motos et des autos stationnées dans le salon des maisons ou le hall d'entrée d'endroits publics. J'ai vu une auto à l'intérieur d'un restaurant, d'un salon de coiffure, d'un magasin de meubles et dans le hall d'un hôtel;
  • Douche.jpgde prendre sa douche dans la toilette. 80% des hôtels où j'ai dormi en Asie avaient ce genre de douche : une simple douche téléphone sur le mur en face de la toilette, sans rideau ni aucune démarcation que ce soit. La salle de bain est bien sûr toute mouillée après la douche et il faut penser à sortir le papier de toilette avant;
  • de vivre régulièrement des coupures d'électricité à toute heure du jour;
  • de ne pas avoir de connexion fiable à internet et quand il y en a, de ne pas se surprendre de sa lenteur;
  • finalement, de croiser des touristes sexuels.

 

C'était d'ailleurs ma plus grande déception à l'arrivée lorsque j'ai réalisé que l'hôtel où j'avais réservé (suite à une recommandation d'un Français croisé à Siem Reap) était en fait un hôtel à tourisme sexuel. L'hôtel est plein de vieux cochons de mon âge voyageant seuls qui écument les bars du coin à la recherche de conquêtes faciles. Vous vous imaginez bien que tout le monde est convaincu que je fais partie du lot et j'ai droit à des clins d'oeil et des remarques des gens dans la rue à chaque fois que je mets le pied dehors.

 

La chambre d'hôtel n'est pas si mal pour $25 mais c'est un peu glauque comme ambiance dans le hall. Heureusement, il n'y a pas de "bar girls" à l'hôtel même, mais il n'y a que ce genre de bars dans le quartier autour de l'hôtel. En fait, il écrivent "restaurant" mais j'ai vite réalisé qu'on allait pas là pour se nourrir et qu'il fallait chercher les vrais restos un peu plus loin. J'en ai trouvé un excellent tenu par un Français à deux coins de rue d'ici. Ça s'appelle Le Cyclo, c'est au coin de la 172e et de la 23e et je vous le recommande fortement si vous passez dans le coin. Il y a aussi un guesthouse au-dessus mais il affichait complet pour plusieurs jours.

 

Dernière précision au sujet des (jeunes) filles que j'ai croisé aux bras de leurs (vieux) clients : aucune ne me semblait mineure. Je dirais même que la plupart me semblent plus près de la trentaine que de 18 ans. Tant mieux, car j'avais réservé pour trois nuits dans cet hôtel et je n'aurais pas aimé voir ça de mes yeux.

 

Dès le deuxième matin, je suis parti à la recherche d'un autre hôtel et j'ai trouvé un véritable oasis en plein coeur de Phnom Penh : Le Bluelime. Tout juste derrière le palais royal, dans une rue tranquille et avec une magnifique piscine. Par contre, c'est 50$ la nuit, mais toujours avec le petit déjeuner compris. J'y passerai donc mes derniers jours au Cambodge avant de me rendre à Ho Chi Min Ville (Saïgon) où Sylvie viendra me rejoindre.

 

Donc, comme je le disais plus tôt, si vous ne trouvez pas ça normal de vivre dans ces conditions, vous risquez de trouver le temps long enfermé dans votre chambre d'hôtel, surtout si c'est un hôtel de passe. J'avoue que je m'ennuyais un peu de ma mère durant les premières heures mais j'ai vite trouvé mes repères. En plus du resto dont je parlais, j'ai trouvé le meilleur café en ville au Cafe Fresco. Il se trouve d'ailleurs juste en bas du Foreign Correspondant Club, une magnifique terrasse face au Mékong dans le quartier colonial de Phnom Penh où j'ai pris mes habitudes. Loin de la faune entourant l'hôtel Flamingos  (pourtant le site web avait l'air bien) que je quitterai demain matin sans peine.

 

Comme vous pouvez le constater, je suis un backpacker qui aime bien son confort.

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C
J'apprécie aussi le Café Fresco. Bon endroit pour prendre votre petit déjeuner, avec un bel emplacement au bord de la rivière. Le personnel est gentil et serviable avec un peu d'anglais. Bon café ! Bon service si vous êtes pressé.
V
J'apprécie le palais royal à Phnom Penh. C'est une architecture époustouflante, mais il n'y a pas de panneaux ou de détails à l'intérieur pour vous parler des bâtiments, et la plupart vous ne pouvez pas y entrer. J'ai été un peu déçu de payer 10 $ pour entrer car rien d'autre n'était offert. Vous pouvez prendre un guide pour 10 $ de plus.
G
Phnom Penh , c'est la capitale du Cambodge, la plus grande ville de ce pays asiatique. Il s’agit d’une charmante ville, très relaxante et très riche en culture et en civilisation. C’est la porte d’entrée du pays pour respirer le mélange exotique de l’ambiance asiatique et française.
V
Phnom Penh est peut-être la capitale la plus chaotique de l'Indochine. La ville est vraiment touristique et animée. Mais vous devez y rendre pour découvrir la culture khmère. La cuisine ici est aussi une étape incontournable. En tant que capitale du pays, c'est aussi le centre politique, économique et culturel du Cambodge.
L
Phnom Penh est vraiment touristique mais c'est facile à comprendre car c'est la capitale du Cambodge mais si vous arrivez à Phnom Penh vous devez faire un tour en tuk-tuk pour découvrir le plus que possible la ville.