Voici le carnet d'un très long voyage que je m'apprête à faire en 2009. Mon objectif : voir des merveilles, rencontrer des gens incroyables, faire des découvertes, me ressourcer ... bref, prendre un break et en profiter pour faire le tour du monde!
Je commence à manquer d'inspiration. Tout ce que je trouve à dire c'est que "c'est beau Cusco".
Mais au moins je le dis en espagnol, ça fait plus songé. Non? ;)
Je crois qu'il est temps que je rentre à la maison, je commence à être fatigué. :)
Mais c'est vrai que c'est plutôt joli Cusco. Du moins, dans sa partie centrale. Très touristique, comme tous les sites du patrimoine mondial de l'Unesco, mais aussi très joli. Pensez au Vieux-Québec : Joli mais touristique.
Par contre, autour c'est plutôt le tiers-monde comme j'ai pu le constater lors de mes 8 heures d'autobus entre Puno et Cusco. Encore une fois, j'étais le seul touriste dans un autobus local où il ne manquait que les poules et les lamas pour compléter le portrait. Ça sentait fort, on était empilé et le chauffeur roulait en malade sur des routes mal entretenues. Heureusement il s'agissait de mon dernier voyage en autobus.
De Puno, je n'ai pas grand chose à dire sinon que j'ai préféré Copacabana en Bolivie. C'est aussi sur le bord du lac Titicaca mais c'est moins beau. Il y a deux îles que tout le monde visite et où on peut côtoyer des indigènes avec des plumes sur la tête et même dormir chez-eux.
C'est drôle, mais ça me faisait penser à nos Indiens qui mettent des plumes pour amuser les touristes français à Kanawake et ça m'a coupé l'envie d'aller y faire un tour. J'ai préféré la Isla del Sol du côté Bolivien même s'il y avait moins d'indigène à voir.
Il y avait un petit cirque mexicain de passage plutôt sympathique par contre.
Mais revenons à Cusco. Cette ville existe depuis le XIe siècle et à été la capitale de l'empire Inca jusqu'à leurs exterminations par les conquistadores espagnols. Cusco signifie d'ailleurs "nombril" en langage quechua et était donc littéralement le nombril du monde Inca.
Il paraît qu'à cette époque, de nombreux édifices et même des trottoirs étaient couverts d'or et d'argent. Les fameuses cités d'or mythiques ont bel et bien existées. Aujourd'hui il ne reste plus rien de ça, les Espagnols ayant pillé cette ville il y a bien longtemps. Il ne reste d'ailleurs que peu de vestiges Incas à Cusco sauf quelques fondations et des ruines ici et là.
Non, Cusco ressemble plutôt à une jolie ville coloniale espagnole et fait très "décor de cinéma" sud-américain. Joli à voir je vous dit. Bonita.
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Cusco étant mon dernier arrêt avant de m'envoler vers Montréal via Lima, j'ai eu la chance de tomber sur le meilleur des 55 endroits où j'ai dormi au cours de mon voyage. Et je n'exagère pas.
Si vous venez ici, réservez sans faute au Piccola Locanda, une charmante auberge tenue par des Italiens dans le très beau quartier de San Cristobal, à 5 minutes de la place centrale. Il faut par contre le mériter puisque la seule façon de s'y rendre avec ses valises est d'escalader un long escalier qui mène à l'église San Cristobal. À 3 400 mètres d'altitude, on s'essouffle vite dans ce genre d'escalier, surtout avec ses bagages à la main.
Mais ça en vaut largement le coup et tout ça pour pas plus cher que j'ai payé ailleurs, sinon moins. l'ambiance y est magnifique, il y a un sympathique petit bistro (italien bien sûr) et même deux foyers qui fonctionnent vraiment pour les soirées fraîches. Au moment où j'écris ces lignes, je sens d'ailleurs l'odeur du feu de foyer et j'entend son crépitement. Très agréable.
Dernier détail non insignifiant, une partie du tarif des chambres, de l'addition au restaurant et des tours qu'on achète via leur agence est remise à deux oeuvres qui viennent en aide aux enfants péruviens.
Et en plus, ils ont de vrais douches avec de la vraie eau chaude, chose qui m'a manqué souvent en Amérique du Sud.