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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 07:44
J’ai toujours aimé les grandes villes de ce monde. Aussi bien à New York qu’à Paris, Londres ou L.A. je me sens comme un poisson dans l’eau. Je pourrais probablement travailler et vivre un certain temps sans aucun problème à Barcelone, San Francisco, Amsterdam ou Sydney.

Aussi j’ai toujours été passionné par la science fiction de mon enfance. Les fusées, les soucoupes volantes, les robots et tout l’esthétisme kitsch des années 60 m’ont toujours fait tripper. Je suis psychotronique et je l’assume pleinement.

C’est pourquoi j’ai eu un grand coup de coeur pour Shanghai quand je suis arrivé ici.


Premièrement, Shanghai c’est la plus grande ville de Chine avec ses 20 millions d’habitants. Je croyais que c’était Pékin mais ils n’arrivent qu’en deuxième position avec leurs (seulement) 17 millions de Chinois. Contrairement à d’autres grandes villes, il n’y a rien d’étouffant à se promener dans ses rues. Shanghai c’est surtout une mégapole en plein développement où poussent comme des champignons des gratte ciel hyper-modernes aux formes futuristes.


  Cette ville a connu la gloire au 19e siècle grâce au marché de l’opium. C’est d’ailleurs ici que se déroule l’histoire de Tintin et le Lotus Bleu. Elle a par contre beaucoup souffert lors de la révolution culturelle chinoise, car jugée trop capitaliste, bourgeoise et dépravée aux yeux de Mao et de ses gardes rouges.
Elle est maintenant en train de supplanter New York et Londres comme capitale mondiale de la haute finance. Tout ça en l’espace d’une quinzaine d’années seulement. Ici la crise économique mondiale se résume au fait que la croissance sera de seulement 8% cette année, soit sous la barre des 10% pour la première fois depuis longtemps.

Shanghai est en plein boom de construction car on veut être prêts à y accueillir l’exposition universelle de 2010 l’an prochain. Malgré ces chantiers omniprésents, Shanghai est belle à voir. Surtout le soir quand s’illuminent ses tours et ses panneaux réclames. En plus d’être la Metropolis qu’imaginaient nos ancêtres, il y a un petit côté Blade Runner dans cette ville que je n’ai encore jamais vu ailleurs
(sans la grisaille heureusement).


Il y a aussi des merveilles anciennes à voir dans la vieille ville de Shanghai mais quand vous arrivez de Pékin, vous en avez tellement vu que ça devient moins impressionnant. C’est tout de même magnifique à voir.

Bref, j’aime bien cette ville mais de là à dire que j’y habiterais? Pas certain. À cause des Chinois en fait, pas de la ville.

Premièrement, je n’en peux plus d’entendre tous ces raclements de gorge et ces crachats qui atterrissent à mes pieds à toutes les deux minutes. Ce n’est pas seulement une question d’hygiène, c’est bruyant et ça tombe sur les nerfs. Ensuite, les Chinois n’ont aucun respect de l’autre en public. Ils foncent partout comme s’ils étaient seuls au monde et il n’est pas rare de voir quelqu’un se précipiter devant une file d’attente et s’emparer du guichet sans que personne ne proteste. Ça aussi ça m’énarve.

De plus, comme il y a peu d’occidentaux ici et qu’on nous repère de loin, je commence à en avoir ras le bol d’être une proie pour tous ces arnaqueurs de touristes et autres vendeurs de Rolex. Je les vois se diriger vers moi dès qu’ils m'aperçoivent dans la foule. Faut dire que ce n’est pas seulement en Chine car j’ai vécu ça partout en Asie. Ça change un peu d’un pays à l’autre : chauffeurs de teksi en Malaisie, masseuses en Thaïlande, tuk-tuks au Cambodge, etc. Ici ce sont des “étudiants en arts qui veulent pratiquer leur anglais”. Il y  en a un à tous les 10 mètres. Ils ne sont étudiants de rien du tout et tout ce qui les intéresse c’est vos yuans. “Hello Sir. Where are you from?” Pus capable après trois mois de ce traitement quotidien dès que je met le pied dans la rue.

Je ne vous ai pas parlé encore de ma pick-pocket? C’est la première fois que ça m’arrive car j’ai l’habitude d’être super prudent dans les endroits touristiques. J’ai senti une drôle de sensation et en mettant la main dans ma poche, je découvre que ma caméra n’était plus là. Du coin de l’oeil j’ai aperçu une petite fille près de moi, à peine 16 ou 17 ans et enceinte jusqu’aux oreilles. Je n’étais pas certain qu’il s’agissait d’elle mais j’ai remarqué qu’il y avait d’autres jeunes filles qui jouaient autour de son sac d'une bizarre de façon. Lorsque je l’ai interpellée lui demandant de me remettre ma caméra, les autres se sont immédiatement dispersées. Elle faisait semblant de ne rien comprendre, me montrant sa bedaine enceinte. J’allais abandonner (de toute façon, j’étais loin d’être certain qu’il s’agissait d’elle, il y avait tellement de monde autour) quand j’ai vu un type en uniforme. Je l’ai alors agrippée par le bras et j’ai pointé le gardien. Ça n’a pas pris une seconde qu’elle a sorti ma caméra de son sac et me l’a remis avant de se sauver. J’ai été vite
sur ce coup là car j'ai probablement interrompu le transfert vers une de ses complices lorsqu'elles étaient plusieurs autour de son sac. J'ai surtout été chanceux. C’est d’ailleurs la deuxième fois que je perd ma caméra et la récupère dans ce voyage. Il faudra que je sois plus prudent encore.

Dernier détail agaçant, contrairement aux Asiatiques du sud-est qui ont le mérite de toujours vous sourire, ici ça n’existe pas. Pas plus que les remerciements ou les excuses. Ici la politesse ne fait pas partie des moeurs et consiste plutôt à ne pas faire “perdre la face” à son interlocuteur en le contredisant par exemple.


 

J’ai l’air de me plaindre le ventre plein mais j’adore mon voyage malgré tout. J’y fais plein de belles découvertes et j’y rencontre plein de gens intéressants. Mais de là à y vivre? Non, c’est toujours Montréal qui demeure ma ville préférée même si ce n’est pas la plus belle et que ses hivers y sont insupportables. Surtout pour ses gens et sa vie culturelle.

Parlant de culture, comme je suis abonné au TNM, je viens de manquer la dernière pièce de Robert Lepage et c’est une amie de Sylvie qui en a profité à ma place. Moi qui suis un inconditionnel de tout ce qu’il fait et qui n’a jamais été déçu par les univers qu’il met en scène, c'est dommage que j'aie manqué ça. Le plus étonnant est que, semble-t-il, le personnage du Dragon Bleu s’appelle Pierre, un type qui s’est marié à l’époque pour les prêts et bourses et qui vient d’avoir 50 ans, qui a vécu quelques désillusions dans la vie et qui habite maintenant à… Shanghai. Il paraît que Sylvie et son amie étaient étonnées de découvrir ça en me sachant justement dans cette ville (sans parler des autres coïncidences). Moi et Robert Lepage : même combat.

Je profite donc de ces derniers jours en Chine pour me reposer un peu et planifier la suite de mon itinéraire. La prochaine étape sera Hong Kong où je me rendrai en train samedi et dimanche prochains. Un trajet en couchette molle (car il y a aussi les dures) d’environ 20 heures parmi les Chinois. Ça risque d’être une expérience unique à vivre.

Je vous raconterai ça à mon arrivée à Hong Kong d’où je pourrai d’ailleurs avoir accès à nouveau à mon blogue. J’ai hâte de voir ce qu’il est devenu depuis mon arrivée en Chine.

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 08:45
Comme le disait si bien Piton Ruel à l'époque glorieuse du Canadien.

"La souffrance, ça se mérite" aurait probablement rétorqué Jean Perron.


J'arrive d'une randonnée de 10 kilomètres sur une partie non rénovée et peu fréquentée de la Grande muraille de Chine, entre Jinshanling et Simatai, à environ 125 kilomètres au nord-est de Pékin.

J'ai souffert, mais mon dieu que c'était beau. Imaginez, pendant quatre heures de temps j'étais à peu près seul au monde à escalader d'immenses montagnes (jusqu'à 1 000 mètres tout de même) d'où on ne voyait rien d'autre que d'autres immenses montagnes et ce mur serpentant parmi ces montagnes à l'infini. C'était grandiose. On peut voir jusqu'en Mongolie par temps clair.




Je dis que j'étais seul, en fait pas tout le temps. J'ai souffert aussi un peu de la présence de vendeurs de souvenirs qui passent leurs journées sur les murs. On en rencontre un nouveau à tous les 500 mètres environ. Il paraît que c'est 100 fois pire à Badaling, là où vont la plupart des groupes.

Ils vous disent dans un anglais impeccable qu'ils sont de paysans mongols qui habitent tout près car d'un côté du mur, c'est la Chine et de l'autre côté c'est la Mongolie. Ce qui est complètement faux. Autant pour la Mongolie qui est beaucoup plus loin que pour leur véritable occupation qui est plutôt celle de vendeurs de souvenirs aux touristes crédules. De toute façon, les véritables paysans mongols ne parlent pas anglais.

Leur truc, c'est qu'ils vous suivent jusqu'à ce que vous soyez épuisé et que vous arrêtiez pour une pause avant de vous déballer leur marchandise. Il y en a une qui m'a suivi comme ça durant plus de 30 minutes. Elle n'était pas contente quand je lui ai répété que je ne voulais rien.

       

Je suis donc très heureux d'avoir ajouté cette expérience extraordinaire à mon voyage. Il s'agit d'un des moments fort depuis mon départ.


Demain : destination Shanghai.

 
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 07:35

Je ne sais pas de quel syndrome il s’agit mais je n’ai que des mots commençant par la lettre M qui me viennent en tête depuis que je suis à Pékin.

Merveilles :

Après trois mois de voyage c’est rendu que je trouve ça “normal” de visiter un autre temple du 12e siècle avec un Bouddha haut de 16 mètres, de déambuler dans un autre palais impérial millénaire, de visiter une école qui a formé l’élite Chinoise durant 1 500 ans ou encore une pagode où Confucius lui-même a déjà mis les pieds.
 

Sans parler que je dois admirer des trésors fabuleux datant de la dynastie Ming en visitant ces lieux.


Ce n’est pas que je sois blasé mais j’ai peine à pleinement réaliser que j’ai eu accès à toutes ces merveilles en si peu de temps. Et ce n’est pas terminé...

Mandarin :

C’est plus simple que je ne le croyais.

Chaque symbole chinois (le terme exact étant un sinogramme) correspond à une syllabe. Par exemple, 北 se prononce “bei” (nord) et 京 se prononce “jing” (capitale). Alors, 北 京 se prononce Beijing (la capitale du nord). Le  pinyin c’est la façon d’écrire le chinois en alphabet romain et c’est tout simplement une transcription phonétique des sinogrammes.

Donc si on est à la station de métro Qianmen et qu’à côté on voit 前门, ça veut dire que 前 se prononce “qian” et 门 se prononce “men”. C’est tout simple, non? Il ne reste plus maintenant qu'à savoir ce que ça veut dire “qian” (antérieure) et “men” (porte) et le tour est joué. On est donc rendu à la station de métro de la porte antérieure. Tout simple je vous dit.

Petit exercice : si 中 se prononce “ zhōng” (centre) et 国 se prononce “ guó” (pays), alors 中国 veut dire … Chine.

(C’était une colle car Chine en chinois, ça se prononce Zhôngguó, aussi connue sous le nom de l'empire du milieu)

Mao :


Métro :

J’ai toujours aimé sentir le pouls des villes du monde en métro lorsque je voyage. J’ai porté une attention particulière à celui de Pékin puisque de nouvelles rames de métro viennent tout juste d’être mises en fonction avec les jeux olympiques de l’an dernier.

Étant bien au fait des projets d’avenir du transport en commun à Montréal, j’ai l’impression que nos futures rames du métro ressembleront beaucoup à ce que j’ai vu ici (une fois que tous les compromis habituels auront été faits). J’ai hâte de voir si les Montréalais apprécieront ce modernisme plastique épuré ainsi que la nouvelle image de marque de la STM qui l’accompagnera.

Je suis d’ailleurs étonné qu’on en entende pas parler plus que ça. J’ai beau avoir parié avec certaines personnes il y a 18 mois que rien ne serait fait avant avril 2009 dans le contexte actuel, mais là je m’attendais tout de même à ce que ce soit mis en branle ce printemps. Dommage car c’était plutôt bien ce que j’ai vu et ça aurait donné un vent de fraîcheur à l’image de cette entreprise qui en a bien besoin. J’imagine que la frilosité politique a encore pris le dessus en cette période de tourmente économique.

Modernisation :

Beaucoup de hutongs, ces quartiers populaires chinois formé de labyrinthes de ruelles, sont actuellement en cours de démolition derrière des murs élevés afin qu’on n’y voit rien de la rue.

Ils sont remplacés par des nouveaux quartiers d’édifices en hauteur sans âme.

Pas très joli à voir.
 
  avant
   
  après

Mégaphone :

Le touriste chinois se déplace toujours en groupe de 30, 40 voire 50 personnes. Portant tous une casquette de base-ball de la même couleur, ils suivent un guide qui porte la même casquette ainsi qu’un drapeau de la même couleur attaché dans son dos. Pour se faire comprendre, ces guides utilisent un mégaphone. Il peut y avoir une dizaine de groupes comme ça sur la même place, tous avec une casquette différentes pour ne pas se mêler. Si on ajoute les mégaphones des vendeurs de rue et autres commerçants autour qui diffusent leur publicité, on a droit à une belle cacophonie.

Moment de détente :

Parlant de cacophonie, ça m’a fait sourire quand j’ai vu ça dans une rue de Pékin.


Mutilés :

J’ai croisé des faux mutilés à Pékin.

Dans la rue menant à l’auberge, il y a une petite fille couchée sur un grabat et elle est recouverte d’une épaisse couverture. On voit seulement sa tête à une extrémité et ce qui ressemble à deux vieux morceaux de jambon à l’autre bout. On veut nous faire croire que ce sont ses jambes amputées mais c’est évident que ce n’est pas ça. Premièrement, c’est beaucoup trop long entre la tête et les pieds pour un enfant de cet âge. Deuxièmement, je l’ai vue à tous les jours et étonnamment, la tête de l’enfant n’est pas toujours la même. Mystère!

Dans le métro j’ai vu un chanteur manchot tenant un mégaphone de sa main gauche. Un bout de moignon en plastique dépasse de son manteau à droite. On voyait très bien la bosse que faisait son bras droit replié à l’intérieur du manteau. Il était accompagnée d’une naine qui récoltait les dons. Surréaliste!

Métal :

  Avant d’entrer à l’intérieur du stade olympique de Pékin (surnommé le nid d’oiseau), on doit passer au travers de l’habituel détecteur de métal. Mais comme les Chinois ne connaissent pas le principe de la file d’attente, ça passe à deux ou trois de large dans le dit détecteur. Résultat : le détecteur sonne sans arrêt et personne n’y porte la moindre attention

Parlant de métal, contrairement à ce que je croyais, la structure extérieure du nid d’oiseau n’est pas faite de métal mais est plutôt en béton peint gris métal.

Muraille :

C’est là que je serai demain matin. Je ferai une marche de 10 kilomètres sur la Grande Muraille de Chine entre Jinshanling et Simatai. Il paraît que c’est très beau. Je vous en parlerai bientôt.


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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 09:12
Je ne sais pas si vous pouvez lire cet article mais moi je ne peux pas.

Depuis que je suis arrivé en Chine, quelqu'un a pris le contrôle du balayage vertical et horizontal de mon appareil (vous vous souvenez de la série
Au delà du réel? Enfin, je m'adresse à ceux qui ont plus de 40 ans parmi vous).

Bref, si vous savez lire entre les lignes, pour des raisons de
"sécurité" je ne suis plus capable d'accéder à mon blogue. J'ai accès seulement à la partie du site qui me permet d'ajouter du nouveau matériel. Je prend donc la chance d'écrire cet article en ne sachant pas si ça fonctionnera.

Il n'y a pas que mon blogue qui est bloqué ici. Par exemple, après avoir essayé plusieurs sites j'ai découvert que celui de la CSST est interdit en Chine. Probablement parce qu'il est trop subversif? Pourtant, j'ai essayé de leur expliquer qu'Olivier Béliveau n'est pas quelqu'un de si dagereux que ça mais peine perdue, je n'ai pas réussi à convaincre les autorités chinoises de revenir sur leur décision.
 (Pour ceux qui ne connaissent pas Olivier, c'est un chic type)

Je suis donc arrivé à Pékin depuis trois jours maintenant. Très, très grosse ville, constamment sous la brume (sous le smog en fait) et où il vente beaucoup. Premier constat : Ils sont une criss de gang! Je n'ai jamais vu autant de Chinois au mètre carré de ma sainte vie. Il y en a partout, même les touristes sont chinois ici tellement il y en a. En plus, ça parle chinois et c'est écrit en chinois partout. C'est donc du chinois pour moi tout ça mais j'arrive à me débrouiller.

Heureusement qu'il y a parfois des photos dans les menus des restos car les gens parlent très peu anglais dans les endroits que j'ai fréquenté à ce jour. J'ai pourtant essayé de commander un "
numélo 2 extla egg loll" mais ils ne m'ont pas compris. En faisant des signes de sourd-muets, on a fini par se comprendre. Ils m'ont servi du canard.

Il faut dire que j'habite dans une auberge de jeunesse en plein coeur d'un Hutong. Un Hutong c'est une sorte de communauté où vivent serrés les "vrais" Chinois dans un dédale de labyrinthes où il est facile de s'y perdre.
 
Cet édifice date de 1875 et était la demeure d'un dignitaire de la dynastie Qing à l'époque.

Par contre, à la différence des autres pays Asiatiques que j'ai visité, leurs habitations sont moins ouvertes sur la rue. Sûrement parce qu'il fait froid en hiver ici et qu'ils doivent vivre dans quelque chose de plus isolé, de plus fermé hermétiquement. Il fait d'ailleurs plutôt frais la nuit dans ma chambre. Ça fait changement des 37° que j'ai enduré constamment depuis deux mois.

  En dehors des Hutongs c'est une immense ville occidentale qu'on découvre en arrivant ici. Des boulevards à douze voies, des autos de luxe (pas de motos ni de klaxons au centre, ça fait du bien d'en entendre moins), des centres d'achats occidentaux, ... 
Pour quelqu'un qui ne le sait pas c'est très difficile de croire qu'on est en pays communiste tellement tout y est américannisé ici.

Un petit conseil : Si quelqu'un vous dit que "ce n'est pas loin d'ici, c'est juste à trois coins de rue", méfiez-vous. Il peut y avoir un kilomètre entre deux coins de rue ici (et j'exagère à peine). Ça s'explique un peu par le fait qu'entre ces coins de rue, c'est là qu'on  retrouve les Hutongs derrière de grands murs et qu'il y a pleins de ruelles où des milliers de personnes habitent sans qu'on s'en doute en marchant sur les trottoirs.

  Les Chinois sont un peu différents des autres Asiatiques que j'ai vu jusqu'à maintenant. Je dirais qu'ils sont un peu plus grands et plus rondelets que les Thais, les Khmers ou les Vietnamiens. Ils ont le profil plus "mongoléens" si je peux dire. Je commence à assez bien différencier les différentes races d'Asiatiques à mon grand étonnement.
Ils ont par contre deux grand défauts que les autres n'ont pas : Ils parlent très fort et ils crachent partout. J'en avais vu cracher dans la rue à Singapour mais ce n'était rien comparé à ici. En fait, ce n'est pas tellement le crachat en soi qui est dégueu mais le son intense qu'on entend juste avant, quand ils se raclent profondément la gorge pour pouvoir mieux évacuer tout ce "méchant". On l'entend venir de loin ce  crachat et c'est ça qui dérange le plus je crois.

J'ai eu l'occasion de me promener sur la place Tian'Anmen et de visiter la cité interdite. Il s'agit de mon troisième palais royal ou impérial en Asie (après le Cambodge et le Vietnam) et c'est de loin le plus impressionnant et le plus vaste que j'ai vu.  
C'est grand comme Versailles mais c'est rempli d'habitations plutôt que de jardins. Ça prend des heures et des heures juste pour en faire le tour.

Ça m'a permis aussi de comprendre que ce palais a servi de modèle aux autres que j'ai vu aileurs en Asie car on y retrouve le même genre de configuration. On m'avait expliqué entre autre qu'il y avait une section réservée aux concubines dans ces autres palais mais là j'ai eu l'occasion de la visiter. Ces empereurs devaient en avoir beaucoup de ces concubines car leur quartier est une petite ville à l'intérieur de la cité. Et leurs résidences sont toutes plus belles les unes que les autres. Des chauds lapins ces empereurs.

Bref, c'est magnifique et je n'ai jamais rien vu de comparable de mes propres yeux à ce jour. Je me promet de revoir le film Le dernier empereur tourné ici à mon retour. À voir absolument si vous passez par Pékin.

Je dois terminer ici avant que...

-message interrompu pour raison de sécurité nationale-

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moiFaire le tour du monde en sac à dos à 50 ans, c'est possible. Conseils, anecdotes et autres souvenirs de ce long voyage autour du monde réalisé en 2009 et des autres voyages qui ont suivi.

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