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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 11:26
Tout le monde connaît Bangkok, une des plus grandes villes de l'Asie et capitale de la Thaïlande.


Tout le monde sauf... la plupart des Thaïlandais.

Aussi surprenant que ce puisse être, Bangkok n'existe pas. Son vrai nom depuis plus de 200 ans (pour les Thaïs) est Krung Thep et personne ne se souvient exactement de la signification du mot Bangkok. Certains Thaïlandais des régions éloignées n'ont d'ailleurs jamais entendu ce nom de leur vie.

Étonnant non?

Encore plus fort : Son "vrai vrai" nom officiel est, tenez vous bien, Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit.

Le nom de ville le plus long du monde selon le livre des records Guinness.

En français, ça veut tout simplement dire Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l'énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn.

Avouez que je viens de vous apprendre quelque chose aujourd'hui.

Bangkok donc est une des plus grandes villes du monde avec ses 12 milions d'habitants, banlieues incluses. Elle est connue mondialement et les gens y viennent de partout principalement pour : le travail, le magasinage, la visite de ses innombrables temples et... le sexe.

   Je ne travaille pas cette année, je n'aime pas beaucoup magasiner et j'ai vu trop de bouddhas depuis que je suis en Asie pour apprécier à sa juste valeur la visite d'autres temples.

Il reste donc le sexe.

Le début des vacances de la construction m'a donné l'idée d'aller voir de plus près à quoi ça peut bien ressembler cette fameuse sin city de renommée mondiale. J'ai donc pris mon courage à deux mains pour aller visiter pour vous les trois hauts lieux de perdition les plus célèbres de Bangkok et de vous en faire rapport, idée de vous épargner du temps si jamais l'envie vous prenait de venir ici pour cette raison.

Il faut bien qu'il y en ait un qui se sacrifie pour les autres, non?

Il y a tout d'abord le plus ancien et le plus connu de tous : Patpong. Il s'agit en fait de deux rues, Patpong 1 et Patpong 2, où on pouvait se rincer l'oeil avec les spectacles érotiques les plus décadents au monde... à une certaine époque. Je vous le dit tout de suite, c'est plutôt laid comme coin maintenant et c'est devenu un immense marché aux puces. Il reste bien quelques comptoirs avec ses bar girls qui vous attendent entre deux vendeurs de faux sacs Louis Vuitton et de fausses Rolex mais ça n'a rien de bien excitant. Si vous tenez absolument à perdre votre temps pour aller voir ça, c'est tout près de la station de Sky Train Sala Daeng. Il y a tout plein d'hôtels assez luxueux autour et les terrasses du coin sont remplies de types de mon âge, seuls ou accompagnés d'une "amie" locale. Déprimant.

On saute donc dans le prochain train pour se rendre cette fois à Nana, situé tout près de la station... Nana. C'est un peu mieux cette fois mais ça ressemble étrangement à ce que j'ai vu à Patong Beach (sur l'île de Phuket). Essentiellement, ce sont des bars remplis (encore) d'hommes seuls d'un âge certain qui font la conversation aux bar girls de l'endroit. Fait étonnant, Nana est au coeur du quartier musulman de Bangkok et on y croise plein de femmes en niqab (la grande robe noire où on ne leur voit que les yeux). Bangkok n'est pas à une contradiction près.

Une station de train plus loin, on descend à Asok pour y trouver la sympathique Soi Cowboy (soi voulant dire rue en thaï). Un bout de rue minuscule rempli de bars (et de bar girls) mais cette fois on a investi un peu dans la décoration.
Ça fait un petit peu kitsch mais ça doit probablement être très joli à voir le soir avec tous ces néons illuminés.

Si j'avais à choisir parmi les trois, j'opterais pour la rue Cowboy.
 
Mais peu importe le choix que vous ferez le principe demeure le même : soutirer le maximum d'argent des poches de l'estimable clientèle occidentale.

En passant, c'est d'ailleurs près de Nana et de Soi Cowboy qu'on retrouve la plus grande concentration d'hôtels récents (j'allais dire décents) à Bangkok. Si vous venez ici, peu importe la raison, il y a de fortes chances que vous logiez dans ce coin de la ville.

Petit conseil : si vous tenez absolument à vivre la débauche à la thaïlandaise, je vous suggère de vous rendre directement à Patong Beach. Il y a 10 fois plus de choix et vous pourrez profiter de la plage en attendant qu'ouvrent les bars.

Pour vous rendre à Phuket vous devrez vraisemblablement passer par Bangkok de toute façon. Concentrez-vous donc plutôt sur les principales attractions touristiques qui peuvent facilement être visitées en une journée ou deux (palais royal magnifique, temples grandioses, monuments, etc.). La plupart sont concentrées dans la vieille ville le long de la célèbre rivière Chao Phraya (hé non, ce n'est pas seulement le nom d'un restaurant thaï de la rue Laurier).

Petite anectode : Pour visiter le palais royal, il faut se vêtir "convenablement" et les bermudas et t-shirts à manches courtes sont interdits. Devinez ce qu'on trouve juste devant l'entrée? Des vendeurs de pantalons et de chemises à manches longues. On est pas très loin de lieux de débauches de réputation internationale je vous rappelle. Encore une fois, Bangkok n'est pas à une contradiction près.

  C'est donc dans ce coin de la ville touristique, à Khao San Road qu'on retrouve la plus grande concentration d'hôtels à bon marché. Et de rats aussi. Et de marchandises cheap vendues à prix "touristique" aussi.

Honnêtement, je n'ai pas trouvé ça très joli mais c'est plein de jeunes gens qui semblent apprécier ce coin de la ville "près de tout". Surtout pour sa vie nocturne je présume (autre activité qui  fait de moins en moins partie de mon quotidien).

Vous pouvez facilement vous rendre là en Sky Train. En passant, c'est pratique mais ce n'est pas très joli ça non plus : Imaginez un petit boulevard métropolitain en béton en plein centre de la rue Sherbrooke où passerait le métro à 30 pieds du sol. Ça fait des rues plutôt étouffantes en dessous. J'ai vu la même chose à Kuala Lumpur avec le même feeling.

Anyway, choississez donc un hôtel plus confortable le long d'une des lignes de train ou de metro plutôt qu'à Khao San Road si vous voulez mon avis. Vous aurez ainsi la chance d'aller jeter un coup d'oeil sur Soi Cowboy avant de rentrer à l'hôtel.

C'était mon dernier conseil asiatique car demain j'entreprend la partie moyen orientale de mon voyage. Je m'envolerai vers Dubaï, son désert, ses 45° à l'ombre et ses extravagances à la Disneyland. Maintenant que je commence à comprendre un peu mieux les asiatiques, il est temps d'aller découvrir la culture arabe.

À suivre........


P.S.: Pour consoler les Québécois qui vivent sous la pluie depuis le mois de mai, voici à quoi ça ressemble quand il pleut ici en cette saison de la mousson. Parfois, quand on se compare, on se console.


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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 07:14
Me voilà de retour sain et sauf à Bangkok en Thaïlande.

Pour y arriver il m'a fallu 20 heures de vols + 5 heures d'attente aux aéroports de Toronto et de Tokyo - sans compter le temps nécessaire pour se rendre à l'aéroport et à l'hôtel. Tout ça accompagné de 11 heures de décalage horaire. Ouf!! Ce fut indéniablement une des journées les plus longues de ma vie.

Je suis arrivé fourbu à l'hôtel vers 23 heures lundi soir n'ayant dormi qu'une heure ou deux durant ce long trajet. Par contre, le décalage horaire faisant son oeuvre, je n'arrivais pas à m'endormir malgré toute cette fatigue. J'ai tout de même réussi à dormir 4 heures et je crois que demain matin je serai venu à bout du décalage après une vraie bonne nuit de sommeil. Du moins, je me la souhaite.

C'est mon cinquième passage à cet aéroport dont je commence à connaître tous les racoins. J'ai retrouvé la chaleur des 30° et l'humidité tropicale qui l'accompagne. J'ai
aussi retrouvé ma fidèle valise des derniers mois mais j'ai profité de mon passage à Montréal pour changer de couleurs de chemises, question d'ajouter un peu de variété dans mon voyage. Drôle de sentiment de déjà vu tout ça.

Déjà vu aussi en ce qui concerne l'hôtel puisque j'ai atterri exactement au même endroit où j'avais dormi une nuit en mai dernier, soit le chic hôtel Imm Fusion dans le quartier Sukhumvit. Ce n'est pas le plus beau coin (ni le plus laid) et c'est un peu loin des endroits touristiques de Bangkok mais il y a une station de Sky Train juste en face qui vous amène partout rapidement et facilement. Disons que c'est à mi-chemin entre l'aéroport et le centre touristique. Par contre, c'est très beau, il y a une piscine et c'est seulement la moitié du prix que j'avais payé il y a deux mois (vu qu'ici c'est la basse saison touristique en raison de la saison des pluies).

Comme je n'ai pas l'intention de m'éterniser à Bangkok c'est parfait pour satisfaire mon besoin de récupérer du décalage horaire avant de poursuivre mon voyage vers le moyen orient. Prochaines destinations : Dubai et l'Égypte.

Je profiterai tout de même des prochains jours pour découvrir un peu plus Bangkok... mais seulement après un bon gros dodo.

Bonne nuit!

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 10:42
Me voici installé dans une chambre d'hôtel de Bangkok avec une connexion internet haute vitesse. Quel bonheur après avoir connu les pannes d'électricité du Népal et la très mauvaise connexion internet le reste du temps. J'en ai profité pour appeler (avec Skype) tout mon monde et j'en ai même réveillé plusieurs.

Il s'agit en fait de mon troisième passage à Bangkok mais c'est la première fois que je sors de l'aéroport et que j'y passe une nuit. Il va falloir aussi que j'y repasse une dernière fois au début juillet. Dire qu'au départ, la Thaïlande ne faisait pas partie de mon itinéraire et c'est dans ce pays où je serai passé le plus souvent.

Je ne devais pas être ici ce soir. Mon billet d'avion Katmandou - Bangkok était émis pour demain, dimanche le 24 mai et je prenais un autre vol Bangkok - Tokyo quelques heures plus tard. Donc, ce devait être un troisième transit à Bangkok et non un arrêt en bonne et due forme.

Lorsque je suis arrivé au Népal, on était le 9 mai. Il y avait trois sortes de visas qu'on pouvait acheter en arrivant à Katmandou : 15 jours pour $25US, 30 jours pour $40US et 90 jours pour $100US. Je fais un petit calcul rapide et comme je devais partir le 24, je me dis que 24-9=15 et j'achète donc le visa de 15 jours en me disant que je viens d'économiser $15US.

Hier en fin d'après-midi, en voulant reconfirmer mon vol avec l'aide du guesthouse, je réalise que mon visa est valide jusqu'au 23 seulement. Je me dis qu'il doit y avoir eu erreur, que je leur expliquerai ça à l'aéroport et qu'ils me laisseront passer. Tout d'un coup je réalise qu'il n'y a pas d'erreur : 15 jours en incluant la journée d'arrivée du 9 nous même bel et bien jusqu'au 23 et non au 24 comme j'avais imaginé. C'était donc mon erreur.

Qu'est-ce que je fais? Il est trop tard pour aller demander une extension de visa et il faut absolument demander une telle extension avant l'expiration du visa sinon les pénalités sont corsées. De plus, on ne peut pas demander une extension pour une seule journée, le minimum étant de 15 jours à $2US par jour plus les frais. Bref, ça devenait trop onéreux et je regrettais de ne pas avoir acheté le visa de 30 jours au départ.

En catastrophe donc, hier soir j'ai réussi à faire changer mon vol du 24 pour prendre celui du 23 grâce à Jeff, le type du bureau d'Air Canada à Winnipeg qui émet les billets tour du monde. Je ne le connais pas mais ça fait plusieurs fois qu'il me rend service et je ne peux que vous recommander les services d'Air Canada si vous voulez acheter ce type de billet un jour.

Jeff m'a donc émis un nouveau billet dans un temps record. Il ne me restait plus qu'à trouver une chambre pour une nuit à Bangkok et m'y voilà. Demain en fin d'après-midi je retournerai donc à l'aéroport pour continuer ma route vers Tokyo après avoir bien dormi.

Pour ce qui est de Bangkok, je n'ai pas eu le temps de voir grand chose autre le fait que ça me semble être une grosse ville occidentalisée, congestionnée et suffocant sous la chaleur et l'humidité. J'irai y jeter un coup d'oeil demain mais je vous en parlerai plus en détail lors de mon prochain passge en juillet prochain.

Pour l'instant, c'est l'heure du dodo qui sonne pour moi.

Bonne nuit tout le monde!

P.S.: Je réalise que je viens d'écrire le cinquantième article depuis que j'ai créé ce blogue. Vous êtes nombreux à m'envoyer des mots d'encouragement et disant apprécier lire ce que j'écris. C'est maintenant devenu une motivation importante pour moi que d'essayer de partager cette aventure le mieux possible avec vous tous. Si vouz n'existiez pas, il ne resterait que les murs de ma chambre avec qui je pourrais partager ces beaux moments. Merci d'être là en si grand nombre et de me le faire savoir.
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 22:32
Je suis toujours en Thaïlande. Toujours sur l’île de Phuket mais j’ai changé de plage depuis cinq jours. Je suis maintenant installé sur Kata Beach. C’est vraiment une très belle plage Kata Beach
Le genre de plage de sable blanc à l’eau tellement claire qu’on peut y compter les grains de sable au fond lorsqu’on est dedans jusqu’au cou.  
Il y fait toujours très beau et très chaud. Pas trop de monde, pas trop de vendeurs de cossins sur la plage (qui vendent des produits d’assez bonne qualité à ce que j’ai vu), pas trop de sollicitation sur la rue et pas plus cher qu’à Patong même si c’est de meilleur qualité et plus propre. Je dirais que c’est dans le Top 5 des plages que j’ai eu le plaisir de fréquenter un jour ou l’autre dans ma vie.

Si vous venez à Phuket un jour, je vous recommande donc fortement Kata Beach. Il y a aussi Karon Beach juste à côté qui est très bien, avec une plage un peu plus longue et plus “familiale”. Il paraît qu’au nord de Patong il y a aussi Kamala Beach qui est du même acabit que Karon et qui mérite d’être fréquentée, mais je n’y suis pas allé. Finalement et en quatrième place, Patong Beach dont la plage est un peu moins belle (mais tout de même assez bien), et ce seulement si vous tenez vraiment à être au coeur du nightlife de Phuket et de tous ses excès


Ça ne fait pas tout à fait deux semaines que je suis arrivé en Thaïlande mais j’ai l’impression que je suis ici depuis plus longtemps que ça. Faut dire que c’est la première fois depuis le début de mon voyage que je prend le temps de m’arrêter un peu pour ne rien faire d’autre que de me prélasser au soleil. Plage, piscine, lecture, resto, télé et dodo, c’est à ça que ressemblent mes journées actuellement. Ça fait du bien de relaxer un peu. Ce sont un peu comme mes vacances annuelles d’hiver dans le sud. Sauf que là j’y suis seul et j’avoue que c’est plus agréable à deux (ou plus), surtout au resto. C’est pourquoi j’ai bien hâte de retrouver ma compagne Sylvie qui viendra me retrouver au Vietnam dans moins de trois semaines. Je m’ennuie un peu. C’est normal, non? Ce sera agréable de se retrouver.

Je profite donc de ce repos pour préparer les prochaines étapes de mon voyage et pour essayer de comprendre un peu mieux la culture orientale, ce qui n’est pas évident à première vue. Tout d'abord, je réalise que j’ai été un peu dur avec les Malais alors que certains comportements que j’ai attribué à l’islam sont tout simplement dû à des superstitions ou des traits de caractères présents partout en orient. Par exemple, le fait de toujours donner ou recevoir quelque chose de la main droite, jamais de la gauche, n’a rien à voir avec l’islam. C’est pareil en Thaïlande et j’en ai appris beaucoup d’autres :


  Ne jamais pointer du doigt mais le faire avec la main pleine et la paume vers le bas, ne jamais au grand jamais toucher à la tête de quelqu’un, toujours avoir les deux pieds par terre lorsqu’on est assis et idéalement les replier un peu vers l’arrière sous sa chaise afin qu’ils ne pointent pas vers quelque objet sacré ou une image du roi, toujours enlever ses chaussures avant d’entrer à quelque part (on s’y habitue, mes sandales sont d’ailleurs dehors devant la porte de ma chambre au moment d’écrire ces lignes), ne jamais se lécher les doigts car seuls les animaux font ça, etc…

Je m’excuse donc auprès des Malais qui pourraient lire ce blogue.   C’est vrai que je me sentais un peu irrité en Malaisie mais je réalise que c’est tout simplement dû au premier choc des cultures que je vivais. J’aurais dû m’en douter. J’ai assez d’expérience dans la vie pour savoir que la réalité est toujours plus complexe et nuancée que ce qu’elle peut paraître à première vue. C’est malheureusement tombé sur eux et le Thaïs ne sont pas mieux sur plusieurs aspects. Comme la sollicitation harcelante des chauffeurs de taxis, par exemple. Par contre, la grande différence c’est que les Thaïs le font toujours avec un grand sourire alors que les Malais me rendaient mal à l’aise. Ce n’est pas pour rien que le surnom de la Thaïlande est “Land of Smile”.

Je pars pour le Cambodge vendredi et si je me fie à ce que j’ai lu, je sens que je n’ai rien vu encore côté sollicitation et harcèlement de toutes sortes dans la rue. C’est semble-t-il un comportement omniprésent en Asie (qu’on pourrait traduire par “à celui qui crie le plus fort, la poche”) associé au fait que tout le monde prend une commission de tout le monde au passage. Par contre, je commence à mieux comprendre les fondements de ces comportements et je l’accepte de plus en plus. Je réalise que je m’en vais dans un pays du tiers-monde où les gens gagnent dans un mois ce que moi je paierai pour faire dodo une seule nuit (pire, ça ne représente même pas une heure de travail pour moi). Ils ne sont pas fous et savent très bien que nous avons plus d’argent qu’eux à dépenser. Bref, ils ont besoin de cet argent du tourisme et c’est leur façon de survivre que d’arracher quelques milliers de riels de trop (4000 riels = $1)  au touriste qui en a plus que les moyens et ce sans qu’il s’en rende compte.

Pourquoi donc s’offusquer pour quelques sous de plus si c’est le prix à payer pour les aider à se sortir d’une misère assez terrible? Avec ce genre de système de commissions souterrain, ça permet même à plus de gens de vivre du tourisme. Ce ne sont pas les quelques sous de plus qui dérangent mais plutôt le manque de transparence de ce système qui nous irrite, nous les occidentaux et nous fait croire qu’il y a une part d’arnaque. Pourquoi ne pas faire ça à livre ouvert et fixer le juste prix en conséquence? Ce serait trop simple. Ce que je réalise maintenant, c’est que cette façon de faire est le fruit d’une culture orientale, d’une façon de raisonner qui est très différente de la nôtre. De plus, il n’y a rien d'intentionnellement malhonnête dans ces façons de faire même si ça peut avoir l’air de ça à nos yeux.

Pour mieux comprendre, il faut connaître le concept de “face” qui est au coeur de toutes les cultures d’extrème-orient. En quelques mots, il faut savoir que la pire chose qu’ils puisse leur arriver est de perdre “la face” car c’est primordial pour eux de projeter une certaine image de prestige malgré leur grande pauvreté, qu'elle soit financière, intellectuelle ou autre. Au départ, ils se sentent en position d’infériorité par rapport à nous tout simplement parce que nous sommes plus “wealthy”, ou plus grand, ou plus âgé ou je ne sais quoi d’autre. Ils se sentent donc obligé d’inventer n’importe quoi pour ne pas “perdre la face” et même si ce n’est pas tout à fait vrai, ils ne considèrent pas ça comme un mensonge pour autant. Si vous découvrez leur mensonge et que vous leur faite savoir, ils vont automatiquement en inventer un encore plus gros, juste pour ne pas “perdre la face”. On embarque donc dans un engrenage sans fin si on continue sur cette voie. De plus, la pire chose à faire dans les circonstances est de perdre son calme et de lever le ton. Là c’est sur et certain que ça va mal finir car vous venez de leur faire “perdre la face” et de les embarrasser publiquement. Il faut donc rester cool, toujours sourire et jouer le jeu ou, quoi qu’il advienne, il faut continuer de se parler et trouver un compromis acceptable aux deux parties afin que personne n’y perde la face.

Je sais, ce n’est pas simple et je ne suis pas encore certain de tout bien comprendre mais c’est comme ça que ça marche ici et c’est à nous à s’y adapter. Maintenant que j’ai compris ça, je reste calme, je fais des grands sourires, je ne m’irrite plus de répéter mille fois la même chose et surtout, je me méfie car ça devient difficile de faire confiance à qui que ce soit dans les circonstances.

Ouf!!! J’arrête ici car ça devient compliqué à suivre. Je crois que je vais continuer d’y réfléchir et je vous reviendrai avec ma sociologie à cinq cents quand ça sera plus clair dans ma tête.

À la prochaine, de Siem Reap au Cambodge.
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 22:52
Hier j'ai eu la chance d'aller visiter les îles paradisiaques de Phi Phi (Ko signifiant "îles" en thaï et Phi Phi se prononcant Pi Pi, eh oui!). Il faut faire une heure trente de jet-boat à partir de l'île de Phuket pour s'y rendre. Ko Phi Phi est un archipel très touristique réputé pour ses vertigineuses falaises calacaires (limestones) et surtout, ses plages de rêve aux eaux cristallines.

Tout d'abord, la plus petite des deux îles, Ko Phi Phi Lei est aussi la plus connue bien qu'elle soit lnhabitée. C'est là qu'a été tourné le fim "La plage" avec Leonardo Dicaprio sur la très belle plage de Maya Bay.
Il y a malheureusement un peu trop d'affluence à mon goût et le paradis tropical perd un peu de son charme lorsqu'on constate l'énorme embouteillage de jet-boats et la foule compacte de touristes sur la plage lorsqu'on y arrive. Par contre, il s'agit d'une des plus belles plages que j'ai vu à ce jour dans ma vie.  
L'eau y est extraordinairement cristalline et d'un bleu-vert-turquoise-opale de toute beauté. Toutes les plages que j'ai vu autour de ces îles sont aussi magnifiques mais celle-ci est la plus visitée à cause de Leonardo qui s'y est baigné, bien sûr.

  Un peu plus loin on passe devant d'étranges grottes qui sont habitées par les "gitans de la mer". Ils y escaladent des falaise intérieures de plusieurs dizaines de mètres en se servant d'armatures en bambous. Tout ça pour récolter des "nids d'hirondelles" (qui sont en fait des nids de martinets!).
Il s'agit d'un met gastronomique de luxe particulièrement recherché en Asie car on lui attribue des vertus pour la santé. Ça coûte une fortune au restaurant paraît-il. Encore une fois, l'eau devant ces grottes est d'une limpidité étonnante.

Ensuite, accostage à Ko Phi Phi Don pour un lunch sur la plage.
C'est la plus grande de deux îles et on y peut y habiter à l'hôtel ou dans des huttes de paille. Ce n'est pas très grand et on a vite fait le tour du minuscule village à pied, car il n'y a pas d'automobiles ni de taxis sur l'île. Il n'y a pas de discothèques non plus et encore moins de centres d'achats à Ko Phi Phi Don.  
Malheureusement ce paradis a été détruit à 80% par le tsunami du 26 décembre 2004 et la désolation y est encore très présente. C'est donc un endroit tranquille pour se retirer du monde si c'est le genre de vacances qu'on souhaite car il n'y a rien d'autre à faire que de s'y étendre au soleil, boire et manger. Relaxation totale assurée, sauf les soirs de pleine lune où on y organise de gargantuesques beach partys semble-t-il.

  Sur cette même île, une autre plage est peuplée de singes qui descendent des montagnes à la recherche de nourriture. Il s'agit de Monkey Beach (original, non?). Et devinez où ils la trouvent cette nourriture? Dans les mains des touristes qui y débarquent en grand nombre, bien sûr.

Finalement, sur le chemin du retour, escale d'une heure trente pour profiter d'une minuscule bande de sable blanc perdue au milieu de la mer d'Andaman, Kai Island.
Encore une fois il s'agit d'une île déserte paradisiaque où l'eau y est tellement claire qu'on peut y observer les poissons tropicaux sans avoir à enfiler un masque et à se tremper la tête dans l'eau. Il y en a une quantité impressionnante et de toutes les couleurs. Vraiment beau à voir.  

C'était donc ma journée dans les îles du paradis. Maintenant, comme je vous l'annoncais je déménage à Kata Beach pour la fin de mon séjour en Thaïllande.

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 05:26

De retour d'une autre journée passée à la plage. C'est très agréable.

 

La plage de Patong sur l'île de Phuket en Thaïlande est sûrement la plus connue de toutes. C'est aussi la plus fréquentée des plages de Phuket. J'irais même jusqu'à dire qu'elle est surpeuplée.

 

Foule

 

C'est par contre une belle plage de sable blanc donnant sur l'eau (presque) turquoise de la mer d'Andaman. Il y fait un temps magnifique, 32° à tous les jours depuis que je suis ici.

 

Pour caricaturer, Patong c'est un mélange de Varadero pour sa plage de sable blanc, de Venice Beach à L.A. pour son mercantilisme (mais sans sa douce folie), d'Old Orchard Beach pour son mauvais goût et de Sodome et Gomorrhe pour son nightlife.

 

Ici le capitalisme sauvage règne en maître. On dirait que tout le monde a le droit de s'installer n'importe où pour vendre n'importe quoi. Il paraît que c'était mille fois pire avant le tsunami de 2004 et qu'ils en ont profité pour mettre un peu d'ordre là-dedans. Je n'aurais pas aimé voir ça avant. Pas moyen de faire dix pas sans que quelqu'un veuille vous serrer la main, vous demande d'où vous venez, désire vous montrer absolument quelque chose "juste pour vous" dans le fond de sa boutique, vous demande si vous voulez un taxi ou un tuk-tuk même si vous venez de dire non à son collègue juste à côté de lui ou vous offre un massaaaage en vous prenant le bras de façon insistante. "No thanks" à toutes les 10 secondes, c'est ce que je dis le plus souvent dans une journée.

 

Je ne comprend pas cette façon agressante d'attirer la clientèle. Comme si ça pouvait les aider dans leur commerce! Au contraire ça semble exaspérer tout le monde. Il se trouve toujours quelqu'un qui s'inquiète à savoir si vous avez besoin d'un taxi ou d'un tuk-tuk, comme si vous n'aviez pas remarqué les centaines d'autres autour de vous dans la rue. Comme si vous attendiez juste qu'on vous le demande pour vous dire, "c'est bien vrai, je dois avoir besoin d'un taxi, heureusement que vous m'y avez fait penser". Même chose pour les vendeurs de T-shirts et de gougounnes, les vendeurs de tours organisés de toutes sortes, les tailleurs qui veulent absolument vous vendre un complet sur mesure et surtout, les masseuses thaïlandaises (les vraies et les douteuses), omniprésentes avec leur menu qu'elles veulent absolument vous montrer à toute heure du jour.

 

Souvent, tous ces services sont offerts au même endroit, dans une boutique ou sous un parasol en plein milieu du trottoir. Avec parfois en plus un restaurant, un dépanneur, une buanderie ou je ne sais quoi. Ce que vous apprenez vite c'est qu'ils ne vendent pas ou peu de tout ça, même s'ils l'annoncent, mais plutôt qu'ils ont un beau-frère qui connaît quelqu'un qui peut donner un coup de fil à un autre qui peut peut-être vous rendre ce service si... Il ne faut donc pas se fier aux enseignes lorsqu'on recherche quelque chose de précis, comme par exemple la meilleure agence pour acheter une excursion sur une autre île ou un billet d'autobus. Il y a de fortes chances que vous tombiez sur quelqu'un qui va vous faire un prix selon la tête que vous avez et qu'il va ensuite aller acheter pour vous le truc en question que vous auriez pu vous procurer vous-même à la moitié du prix si vous aviez su où aller.

 

Bar Girls.jpg

 

Patong est aussi connu pour son nightlife plutôt débauché. Dans tous les bars il y a des Bar Girls qui sont là pour jaser avec les "farangs", les amuser et se faire payer un verre. C'est sans parler de celles qui dansent sur les comptoirs et qui ont un numéro épinglé sur elles.

 

Si vous voulez continuer la conversation ailleurs, il faut alors payer le propriétaire du bar car elle ne pourra plus attirer d'autres clients, donc rapporter de l'argent. Par la suite, sa compagnie est évidemment monnayable, que ce soit pour une heure, une nuit ou une semaine.

 

Je vois d'ailleurs plein de types de mon âge ou un peu plus âgé dans les restaurants ou sur la plage accompagnés en permanence d'une jeune Thaï pour la durée de leurs vacances. Elles leurs racontent des histoires et se font payer tout ce qu'elle demandent en échange de leur compagnie. Je semble être un des rares nonos à ne pas en profiter et à manger seul au resto. Bien honnêtement, ça ne m'intéresse pas une seconde ce genre de relation où le "client" est toujours le looser de l'histoire et je n'ai pas besoin de ça pour profiter de mon voyage. Le hic c'est que voyageant seul, bien évidemment que je les sent ces regards, comme si j'étais venu ici que pour ça.

 

Il faut dire qu'au départ, je ne prévoyais pas venir en Thaïlande au cours de ce voyage et que j'ai pris cette décision à la dernière minute alors que j'étais en Malaisie afin de profiter des légendaires plages de Phuket. J'ai donc dû improviser sans guide de voyage et voilà pourquoi j'ai atterri à Patong, car c'est ici que c'est le plus simple d'arriver en autobus comme j'ai fait. Je me doutais un peu que c'était une trappe à tourisme (sexuel) mais il faut le voir pour le croire.

 

Mer d'Andaman.jpg

 

Ceci étant dit, Patong ce n'est pas que ça. Au contraire, il s'agit d'une assez belle plage avec ses nombreux hôtels et restaurants attirant de (trop) nombreux touristes et des familles d'Allemands, de Français et d'Australiens en majorité. Comme toutes les plages du monde, quoi!

 

Ce n'est que le centre (Bangla Road) avec ses boutiques de pacotille et ses bars, discothèques et salons de massages douteux qui se spécialise dans ce genre de commerce. C'est plutôt laid et de mauvais goût mais ça marche car il y a foule à tous les jours pour en profiter. Il y a une clientèle pour ce genre de plage mais ce n'est pas fait pour moi. Je me contente d'observer le phénomène étant obligé de passer par là à tous les jours pour me rendre de l'hôtel à la plage.

 

Juste un mot en terminant pour rappeler que c'est ici-même, sur cette plage, que le tsunami du 26 décembre 2004 a frappé le plus fort en Thaïlande. Il y a eu 7 000 morts sur l'île de Phuket. Les cicatrices sont encore bien visibles plus de quatre années après. C'est étonnant de constater jusqu'à quelle hauteur les vagues ont fait des ravages dans le versant de montagne situé à plus d'un kilomètre de la plage. Il y a encore beaucoup de chantiers et plein de terrains dévastés qui attendent d'être rafistolés. La bonne nouvelle est que la plupart des hôtels et restaurants ont été récemment rénovés et avec meilleur goût que ce qui reste de l'ancien Patong. C'est même devenu plutôt joli sur le bord de la plage dans la section la plus touchée. Ça donne tout de même un frisson de voir ces cicatrices de dévastation. Ça a dû être terriblement épouvantable à vivre lorsque c'est arrivé.

 

Maintenant que je sais ce qu'est Patong, j'ai découvert qu'il y a beaucoup mieux comme plage autour de l'île et c'est pourquoi je déménage mes pénates sur la plage de Kata. Pour vous donner une idée, c'est sur cette plage qu'on trouve le Club Med de Phuket et j'y ai trouvé un "resort" avec piscine et petit déjeuner compris juste à côté pour 1 000 baths la nuit ($35). J'y suis allé hier et c'est nettement plus intéressant comme plage (encore plus belle, l'eau y est vraiment turquoise et c'est surtout beaucoup moins "crowdy"). Le village de Kata Beach est aussi beaucoup plus calme et agréable à circuler qu'à Patong, du moins selon mes critères personnels. De plus, les commercants attendaient patiemment leurs clients sans les harceler dans la rue. Ce sera une nette amélioration car je commence à être un peu exaspéré de tous ces gens qui veulent à tout prix être mes amis.

 

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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 06:11
Me voici rendu a Hat Yai en Thaïlande.

Le voyage s'est bien déroulé en mini-van depuis Penang. À part moi, il y avait 3 Thaïs, 4 jeunes Vietnamiennes et 2 moines bouddhistes Birmans. Vous savez, le genre nu pieds, tête rasée, drap "jonarange" sur le dos et un petit sac en toile minuscule contenant tous leurs biens. Un des deux moines qui connaissait 4 ou 5 mots d'anglais s'est mis à me faire la conversation. Ce fut ardu au début mais on a fini par jaser pendant un bon bout de temps. J'ai appris entre autre que les 4 vietnamiennes s'en retournaient chez-elles après être venu "travailler" en Malaisie (je vous laisse imaginer le travail). J'ai appris aussi qu'ils étaient persécutés dans leurs pays et pas les bienvenue en Malaisie. Je suis d'ailleurs le seul de tout ce groupe qui n'a eu aucun problème a traverser à pied les deux frontières malaise et thai.

Dans son petit sac il avait un livre datant d'une autre époque écrit en anglais. On y voyait des illustrations comme celles de mes livres d'école primaire et des phrases du genre "John is a boy, Mary is a girl. John is strong but Mary is intelligent because se can speak foreign languages". Vous voyez le genre? Bref, il s'est mis a me faire la lecture et j'ai passé une bonne partie du trajet a lui donner un cours d'anglais. Comme un enfant : One, two, three... Sunday, monday, tuesday... January, february, march... Ça a duré une bonne heure. Je peux vous dire qu'il était très "happy" et que son collègue était très impressionné. Il a pris mon adresse en note et il est supposé m'écrire de retour au Myanmar.

J'aime bien ce que je vois depuis que je suis arrivé ici. Ça ressemble enfin à l'Asie que j'espérais voir. Ça me semble encore un peu plus pauvre que la Malaisie mais c'est définitivement beaucoup plus propre.
 
Et les Thaïs sont en général de très jolies personnes, les garcons comme les filles, ce qui ne gâche rien. Le seul problème est que tout est écrit en alphabet thaï et que je suis incapable de lire quoi que ce soit, même pas le nom des rues. Mais ça va, j'ai réussi à me rendre au centre ville à pied et à trouver ce café internet d'où je vous écrit.

Depuis le début de mon voyage, à chaque fois que je change de pays je grimpe d'un cran dans l'échelle de le pauvreté. À chaque pays je retire de plus gros montants des guichets automatiques. Et à chaque pays ça me coûte de moins en moins cher pour vivre. Tantôt j'ai trouvé un hôtel super propre, avec douche, télé et air climatisé que j'ai negocié pour 350 baths. Ca représente un gros 10 piastres.

La première chose que j'ai vu en ouvrant la télé c'est un canal de sports où on diffusait des combats de coqs sur lesquels les gens parient. Par la suite je suis sorti acheter mon billet d'autobus pour me rendre à Phuket demain, j'ai mis la main sur une carte de la ville et en m'informant, le fils de la propriétaire de l'hôtel s'est offert pour venir me reconduire au centre d'achat du coin. Vraiment sympathique.

Donc, ma première impression de la Thaïlande est meilleure que celle de la Malaisie. Je ne sais pas pourquoi je voulais tant aller en Malaisie et pas en Thaïlande... Probablement pour faire différent des autres. Mais j'avais tort. Ici c'est l'Asie, la vraie, les gens sont sympathiques et ne vous harcèlent pas, il fait très très beau, on mange plus que bien et tout ça pour a peu près rien.

Donc : Thaïlande 1, Malaisie 0.

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moiFaire le tour du monde en sac à dos à 50 ans, c'est possible. Conseils, anecdotes et autres souvenirs de ce long voyage autour du monde réalisé en 2009 et des autres voyages qui ont suivi.

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